Au Caire, sacrifier un mouton dans la rue est passible d’une amende

A l’approche de l’Aïd el-Kébir, la capitale égyptienne a décidé de sévir contre une pratique jugée « barbare » et peu hygiénique.

Des flaques de sang séchées au soleil, des restes d’animaux en putréfaction dans les rues… Au nom de la propreté et de la santé publique, les autorités du Caire, en Egypte, ont décidé de sévir contre l’abattage en plein air à l’approche de l’Aïd el-Kébir, mardi 21 août. Cette fête est célébrée chaque année par les musulmans, qui sacrifient un animal, souvent un mouton, conformément à la tradition islamique.

Mais pour Khaled Mostafa, porte-parole du gouverneur du Caire, l’abattage d’animaux dans les rues est une pratique « barbare et inacceptable ». Cette année, les responsables de chaque quartier ont donc reçu des instructions pour appliquer « de façon stricte » la loi interdisant l’abattage de rue, indique-t-il. Les contrevenants encourent une amende de 5 000 livres égyptiennes (environ 244 euros), voire plus en fonction de la gravité des faits.

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