En Centrafrique, des ONG ouvrent une brèche dans le « zéro impunité »

La FIDH, entre autres, propose que les membres de groupes rebelles qui n’ont pas pris part à des exactions ne soient pas poursuivis.

« Le dialogue politique ne doit pas absoudre les criminels de guerre. » A première vue, le ton du communiqué commun diffusé vendredi 24 août par Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue centrafricaine des droits de l’homme et l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) ne dévie pas de la ligne définie lors des consultations populaires du forum de Bangui, en 2015 : « zéro impunité » pour les crimes commis depuis le début des violences en Centrafrique en 2012.

Mais cette position ne serait-elle pas en train de s’infléchir ? Alors que quatorze groupes rebelles doivent se rencontrer à Bouar, du 27 au 29 août, pour présenter leurs revendications communes aux médiateurs de l’Union africaine (UA), la FIDH et deux organisations centrafricaines de défense des droits humains proposent que les membres des groupes armés qui n’auraient commis que des délits mineurs puissent échapper à la justice. Une amnistie partielle qui ne dit pas son nom.

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