A la CPI, la « violence notoire » du milicien Bosco Ntaganda

Dans son réquisitoire, le procureur a égrené les meurtres, les viols, l’esclavage sexuel et l’enrôlement d’enfants commis en RDC.

A en croire l’accusation, Bosco Ntaganda « connaît le nombre exact de balles tirées par ses soldats ». Ancien commandant en second de la branche militaire d’une milice congolaise, jugé depuis trois ans par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’homme ne quitte pas son masque glacial, ce mardi 28 août, lors des cinq heures de réquisitoire du procureur. Cinq heures d’une longue litanie de crimes commis en 2002 et 2003 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Si le costume noir et la cravate nouée à son cou ont pu donner une allure respectable au détenu, elles ne font pas oublier le seigneur de guerre, surnommé « Terminator » « pour sa violence notoire de tueur », rappelle Nicole Samson, la substitut du procureur. Bosco Ntaganda aurait planifié, ordonné, supervisé les crimes et même participé.

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