Aux Comores, des malades psychiatriques livrés à eux-mêmes et aux guérisseurs traditionnels

Le pays ne compte qu’un seul psychiatre et deux infirmiers spécialisés pour soigner les personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles dépressifs.

A Moroni, capitale des Comores, les personnes atteintes de troubles psychiatriques semblent faire partie du décor. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, bien habillés ou vêtus de haillons, les « fous » déambulent sans but dans la ville, livrés à eux-mêmes. Aucune enquête ne le confirme, mais il semble qu’il y en ait de plus en plus.

Mi-août, une vidéo, très vite devenue virale, a été publiée sur les réseaux sociaux. On y voit deux « fous amoureux ». Lui, maigre, assez grand, les joues creuses et les cheveux hirsutes. Elle, plus petite, coiffée d’une imposante chevelure… On la voit se déhancher lascivement face à son homme immobile, l’expression figée, sous les vivats d’une foule en délire.

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