Afrique du Sud : des Blancs pas très clairs

Au nom de la défense des droits légitimes de la minorité afrikaner, des groupes d’extrême droite agitent le spectre d’une guerre raciale, parvenant même à se faire entendre jusqu’à Washington.

Il aura suffi d’une émission truffée de contrevérités sur la chaîne Fox News à la fin du mois d’août, et du tweet consécutif de Donald Trump déclarant avoir demandé l’ouverture d’une enquête sur les meurtres de fermiers blancs en Afrique du Sud, pour que les relations entre Washington et Pretoria se raidissent brutalement.

Agacées, les autorités sud-africaines ont dénoncé des déclarations « alarmistes », « fausses » et « politiquement biaisées ». Mais ça n’est pas la première fois que le mythe d’une guerre raciale est ainsi relayé dans les médias, si bien qu’en mars l’Australie s’était dite prête à accorder des visas aux agriculteurs « persécutés ».

Si de telles thèses sont parvenues à trouver un écho hors des frontières sud-africaines, c’est parce qu’elles sont répercutées par l’alt-right

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