Burundi: La culture du mensonge continue et c’est une honte pour le Burundi. La CVR est dans la même dance.

 UN RAPPORT BIAISÉ, PARTIAL ET INJUSTE AINSI QUE LE PARTI PRIS DES CHERCHEURS DE LA CVR QUI VOUDRAIENT COLLER AUX HUTUS LA RESPONSABILITÉ DU GÉNOCIDE DE 1972.GÉNOCIDE QUI A ÉTÉ COMMIS CONTRE EUX.)

Il vient aujourd’hui comme il a décroché son téléphone acceptant qu’il reviendra faire témoignage des malheurs que connus les burundais du 1972 .

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Voici la (deuxième partie) 

Bonjour Monsieur le Professeur Anthropologue

Invité :Bonjour Monsieur Bigirimana 

I ère Question :

Est-ce que les fosses communes trouvées ici et là,dont les témoins affirment qu’elles sont de 1972 mentent ? 

Invité :

Les fosses communes de 1972 ne mentent pas! Tout d’abord permettez-moi de vous dire une chose:  

LES MULELISTES SONT DES CONGOLAIS. PAS DES « BABO » DU BURUNDI

C’est faux. Archifaux. Les Mai-Mai de Mulélé ne sont pas des Hutu de l’Imbo. Les Mulélistes sont des Congolais. Pas des Burundais. Sans aucun esprit critique. Les chercheurs de la CVR ne se gênent pas de nous sortir cette première aberration.

D’après «(…) le recoupement de ces témoignages permet la reconstitution des événements comme suit. Les rebelles dits Mulélés étaient des Hutu de l’Imbo, qui étaient armés de machettes, de couteaux. Ils sont arrivés à Mabanda le 29 avril 1972, en provenance de Nyanza-lac ».

Les Mai-Mai de Mulélé sont pourtant bien connus de l’autre du Lac Tanganika. Au Congo. Il n’est donc pas pensable que des chercheurs pourtant historiens et universitaires prennent à la lettre des dépositions d’un informateur probablement sans beaucoup de bagage académique. Au point d’avaler, toute crue, une fausseté évidente comme quoi les Mai-Mai de l’ex- Congo sont en fin de comptes des Hutus du Burundi.

Deux témoignages récoltés ailleurs confirment d’ailleurs la provenance congolaise des Mulélistes. 

II ème Question :

Qui sont-ils ces témoignages ? 

Invité : 

-Le premier témoignage est de Hilaire Ntiganzwa. Un Hutu de Rumonge dans lequel on voit un bateau de Mai-Mai de Mulélé traversant le lac Tanganika. 

 -L’autre de Kagimbi Salvator.Un Tutsi qui affirme que son père faisait partie du groupe qui a reçu de Simbananiye Arthémon lui-même, la mission d’aller recruter des Mai-Mai de Mulélé au Congo pour venir attaquer des familles Tutsi de Rumonge sacrifiées pour pouvoir s’en servir pour en inculper les Hutus.  

29 Avril 1972 : Rumonge. Là ou le génocide a commencé. Un bateau arrivant de l’Ex-Congo a été vu sur le Lac Tanganika

Une attaque des Mai-Mulele est signalée sur le centre-ville de Rumonge le même jour. 

(Par Hilaire Ntiganzwa).

 En 1972. J’avais 5 ans quand mon père, Damien Nduwundi, Catéchiste Principal de la Paroisse de Rumonge a été tué en cours de route vers un hôpital pour se faire soigner une forme de dépression découlant des atrocités qu’il avait observées pendant que les militaires Tutsi assassinés ses fidèles Hutu. Voici un extrait de ce qu’il raconte.  

« Sur notre chemin c’était d’immenses foules en débandade. (…) les Mulele ont attaqué au centre-ville de Rumonge. Et progressaient vers Buyengero et Burambi.

 (…) D’après leurs témoignages, le trio de Simbananiye, Yanda et Shibura étaient en train de faire leur discours au stade de Rumonge. Au même moment les Mulele sont entrés à Rumonge par Kanyenkoko (actuel port de Rumonge) en provenance du Zaïre. Ils ont commencé par tuer Madame Simon. Une enseignante Hutu à l’école officielle de Rumonge. Son mari qui était enseignant en ème année sur la même école a été assassiné par des militaires Tutsi (…)

Après avoir tué Madame Simon, les Mulele ont tué 18 Tutsi dont :

Rubati, juge à Rumonge, Antoine Kimaka, bourgmestre de Burambi, Jean, le chauffeur de Kimaka, Masengo, secrétaire de Kimaka, Docteur Simbiyara de l’hôpital de Rumonge, Melchiade Mpangaje, Commissaire d’arrondissement de Bururi (Tutsi), Le capitaine de la gendarmerie de Rumonge, L’épouse de ce capitaine,Inspecteur Scolaire du Secteur d’Arrondissement de Rumonge,Isidore Zidona Directeur de la prison de Rumonge,Rungarunga ex-Directeur de l’École Primaire Officielle de Rumonge, Kamenyero surnommé Mututsi de Birimba à Rumonge,Mohamed Hamdan, un commerçant d’origine Omanienne vivant à Rumonge, Des travailleurs de la Voix de la Révolution qui étaient venus pour le reportage de la visite de Simbananiye, Shibura et Yanda.

Mais, d’après des sources très concordantes, Kimaka, son chauffeur et son secrétaire auraient été tués par Damas Nyambere, alias Ntambweyikimwenya,bourgmestre de Rumonge (Tutsi).Ce même Nyambere est cité comme le grand boucher de Rumonge. Il a massacré beaucoup de Hutus.

20 avril 1972 : Simbananiye Artémon et le Major Albert SHIBURA patron de la documentation de l’époque ont ténu une réunion pour finaliser un plan d’élimination des Hutu sur la carte du Burundi.

Une mission d’aller recruter quelques Mai-Mai de Mulele du Congo fut donnée à des a agents du service national de renseignement burundais. Pour attaquer certaines familles tutsies du sud du pays et coller la responsabilité aux Hutus. Afin de justifier l’intervention de l’armée pour réprimer les ”faux” auteurs

(Par Kagimbi Salvator)

TÉMOIGNAGE CONTRE LE MONTAGE

Je suis un tutsi et mon père, qui est encore vivant et qui travaillait au service de National des renseignements en 1972 au grade de sous-lieutenant de l’armée burundaise de l’époque, m’a parlé comment ils ont monté le coup pour justifier l’assaut contre les Hutu de 1972.

Mon père, qui a promis lui- même de témoigner si l’occasion se présente, m’a dit que en date du 20/04/1972, M. SIMBANAYIYE Arthémon , le Major Albert SHIBURA et le patron de la documentation de l’époque les ont réuni pour mettre le point sur le plan d’élimination de toute la race Hutu sur la carte du Burundi.

M. SIMBANAIYE a expliqué, qu’il serait difficile de convaincre tous les Tutsi que tous Hutu doivent mourir si on ne leur montre pas que ces derniers constituent une menace pour eux. Il a encore expliqué qu’il serait difficile de convaincre la communauté internationale sur la raison de ce ”nettoyage” si le gouvernement ne parvenait pas à justifier que l’élimination de la race hutu était une pure victoire du gouvernement de l’époque contre les rebelles Hutu. Il a renchéri que si on expliquait au peuple burundais qu’une rébellion Hutu a attaqué et tué les familles tutsi, bon nombre de Hutu, si pacifique soient-ils, allaient bel et bien comprendre que toutes les personnes qui seraient arrêtées sont des récalcitrants (abamenja) et que par conséquent il serait justifiable devant les autres Hutu que leurs confrères soient arrêtées et emprisonnées.

Pour réussir tout cela, il fallait sacrifier certaines familles tutsies du sud afin de les coller aux Hutu et essayer de convaincre tous les Tutsi, les Hutu et même la communauté internationale que le pays se trouve en situation de guerre dont on ne saurait limiter les dégâts.

2. LA MISSION QU’ON A DONNÉE A MON PÈRE ET AUTRES AGENTS DE L’ARMÉE ET DU SERVICE DE RENSEIGNEMENT POUR COMMENCER LE GÉNOCIDE

1. Mon père (qui en souffre beaucoup) et d’autres, ont obtenu la mission d’aller recruter quelques Mai Mai (Mai Mulele) du congo avec lesquels ils (les Mai Mulele et les agents du service national de renseignement burundais) ont attaqué , tué et sacrifié certaines familles tutsi du sud du pays pour justifier l’intervention de l’armée et permettre la justice de l’époque à réprimer les ”faux” auteurs (”faux auteurs” parce que les massacres ont été commis par les tutsi contre les autres tutsi mais accolés aux hutu) ;

2. Un communiqué de presse est alors passé à la radio faisant état des attaques commises par la rébellion hutu, appuyé par les Mai Mulele et commandé par le roi Charles NDIZEYE (qui avait été rapatrié de l’Uganda en cachette et emprisonné au camp commando de Gitega) ;

3. Le roi Charles NDIZEYE a été alors assassiné dans cette nuit même, à partir du camp commando de Gitega ; et le gouvernement a commandité un assaut contre tous les hutu partout où ils se trouvaient sur le territoire burundais ;

4. Un conseil de guerre (où siégeait l’ancien président J. Baptiste BAGAZA) s’est réuni pour incriminer tous les fonctionnaires de l’État d’ethnie Hutu comme étant les ténors des massacres des Tutsi au sud du pays. C’est d’ailleurs pour cela que, tout Hutu qui voyait son confrère arrêté, il croyait aux propos du gouvernement que ce Hutu était un ”umumenja” càd un ” traitre”, ”quelqu’un qui a commis l’irréparable et méritait la mort” ;

5. Tous les Tutsi ont alors, depuis de sommet de l’État, les corps de l’armée et de sécurité, l’administration étatique et non étatique, les étudiants, élèves et écoliers, jusqu’aux simples paysans été mobilisés pour identifier, lister et livrer à l’armée tout être Hutu afin qu’il soit tué ;

6. Mon père croit que plus de 500 000 Hutu ont été tués dans cette campagne initiée par le gouvernement du Capitaine Michel Micombero où, jusqu’à présent, même les Hutu croient qu’il existe des Hutu qui ont attaqué et tué les familles Tutsi au sud du pays alors que c’est faux et archifaux.

3. EN CONCLUSION

1. J’invite mes frères Tutsi qui connaissent plus de vérité sur cette planification du génocide dont l’exécution a endeuillé notre pays, à se préparer pour fournir toutes les informations qui puissent aider la CVR à établir les responsabilités afin de permettre le soulagement des victimes de ce génocide ;

2. Je demande que tous les burundais manipulés depuis cette tragédie que les Hutu ont attaqué et massacré les familles Tutsi du sud , soient désormais au courant que c’est le service Nationale de Renseignement de l’époque, commandité par le Président Michel MICOMBERO, Arthémon SIMBANANIYE, Albert SHIBURA, qui ont planifié, supervisé et exécuté le génocide contre les Hutu avant et après 1972 ;

3. Que mes confrères Tutsi ayant participé de près ou de loin à ce génocide se ressaisissent et demandent pardon aux Hutu, avant que les commissions et autres organisations internationales n’établissent les responsabilités ; car cela ne ferait que renforcer la colère des Hutu longtemps victimes d’un mépris, d’une arrogance et d’une exclusion à outrance des Tutsi ;

4. J’invite tous citoyen à ne jamais tolérer l’idéologie du génocide et à plaider pour que tous les coupables soient connus de tous et jugées. A cela je recommande la réparation des dommages à l’endroit des familles Hutu ayant été directement ou indirectement touchées par cette tragédie.

Dans la prochaine partie, nous nous limiterons à montrer que l’on peut trouver la vérité sur 1972, seulement en se contentant d’étudier ce que révèlent les fosses communes. Même si aucun témoin oculaire n’était trouvable.

Merci Monsieur le Professeur Anthropologue, retraité de l’Université du Burundi,je vous contacterai à la prochaine   

 29 juillet 2017, Bigirimana A. Magufuli