Radio Isezerano Internationale: Les différentes emmissions d’aujourd’hui

Publicités

“Faites-moi grâce et écoutez ma prière “ Psaume 4:2

Dieu vous invite à vivre une nouvelle dimension dans la prière. Nous lisons ceci dans le Psaume 4.2 : « Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice…! Dans la détresse, tu me mets à l’aise. Fais-moi grâce, écoute ma prière…! »

Il peut nous arriver de crier quand il nous semble que Dieu n’entend pas. Devant son silence, nous insistons, supplions, élevons nos voix, un peu à l’image d’un enfant qui réclame sa maman, lorsqu’il est affamé ou apeuré.

Lisa Whittle, l’auteure de « Prier avec cinq mots », précise que la prière est la symphonie parfaite entre l’enfant qui épanche son cœur et le Père qui lui répond avec une tendre sollicitude. La prière est le moyen imaginé par Dieu pour nous permettre de lui présenter nos besoins, lui exprimer notre amour et nos chagrins les plus profonds.

Si vous ne savez pas par où commencer, pourquoi ne pas lui adresser une prière toute simple et d’un cœur sincère. Dieu désire que vous lui parliez comme à un ami. Et lui aussi désire vous parler…! Et il répondra de différentes manières à l’élan de votre amour. Pour cela, il peut utiliser…:

  • Vos circonstances : Dieu peut vous interpeller au travers de ce que vous vivez…: une idée, une impulsion, un sentiment, pour vous montrer la voie.
  • Les autres : Dieu peut aussi se servir des autres pour vous parler. Soyez attentif(ve) aux paroles des personnes sages, qui marchent avec Dieu. Écoutez les messages des bergers fidèles.
  • Votre culte personnel : un passage biblique peut « frapper » votre cœur et vous guider. Puis, dans la prière, concentrez-vous sur ses pensées.

Priez avec foi maintenant : « Seigneur, aujourd’hui, je veux entendre ta voix et à chaque fois que je m’approche de toi, je veux me soumettre à ton Esprit afin de faire ta volonté, marcher selon tes plans. Apprends-moi à te parler et aussi à t’écouter et à persévérer dans ton écoute. Au nom de Jésus, amen. »

Il est attentif à votre voix. Soyez ouvert(e), sensible et attentif(ve) à sa voix…! Dieu va vous encourager.

Élevez votre voix vers Dieu: il est votre secours

Une nuit, en proie aux luttes et aux combats, les mots sont venus à manquer à Lisa Whittle, auteure de « Prier avec 5 mots » pour exprimer sa détresse. « Je t’aime Jésus. Aide-moi…! » est la première prière de cinq mots (I love you Jesus, help) dont elle se souvienne.

Et vous, avez-vous déjà été incapable d’exprimer une longue prière à Dieu…? Voyez ce que dit le psalmiste : « Je lève les yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours…? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. » (Lire Psaume 121.1-2.)

Certains jours, il peut nous arriver de ne pas avoir envie de prier, d’en avoir assez de répéter les mêmes sujets et de ne constater aucun changement. Vous avez peut-être remarqué certains progrès, mais dans d’autres domaines de votre vie vous déplorez la stagnation, la présence des mêmes faiblesses, la répétition des mêmes échecs.

Vous Dr, moi, Lisa,… ne sommes pas des cas isolés. Nous partageons la même condition humaine… Nous sommes un peuple d’espérance, d’aspirations, de prières et de luttes, plein de bonnes intentions mais tellement faible. Nous vivons des jours, des semaines, parfois même des mois et des années formidables… et subitement, c’est la chute.

Nous avons alors l’impression que tout ce que nous avons connu de positif jusque-là n’était qu’un énorme coup de chance. Nous nous efforçons de ne pas tomber dans le scepticisme. La tentation est grande de passer nos journées à nous inquiéter et à laisser la peur nous paralyser.

Et dans ces moments-là, peut-être n’avons-nous que ces quelques petits mots à offrir à Dieu : « Je t’aime Jésus. Aide-moi. »

Je suis certain que Dieu les entend et qu’il y répond avec tout son amour. Cette courte prière est une prière d’abandon qui exprime à Dieu :

  • Que votre cœur est rempli d’amour pour lui et qu’il saigne des frustrations que le monde lui inflige.
  • Que vous êtes à la limite de vos forces.
  • Que lui seul peut vous secourir.

Au-delà de ces simples mots, je vous invite à vous répandre devant lui, à vous rappeler que Dieu est digne de confiance, qu’il ne vous abandonnera jamais. Poursuivez votre prière, fortifié(e) par la lecture et la méditation du Psaume 121 dans sa totalité.

Au plus fort de la détresse, levez les yeux vers le Dieu qui vous aime…!

Dieu est prêt à vous remplir de sa force

Je vous propose cinq mots aujourd’hui pour que votre vie de prière soit transformée…! « Seigneur, donne-moi ta force ! » Vous arrive-t-il de trouver la vie belle, mais aussi parfois compliquée et pesante…? Alors que le découragement et la lassitude menacent de vous faire tomber, voici une promesse de la Bible pour vous :

« Il donne de la force à celui qui est fatigué et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources. » (Lire Esaïe 40.29.)

Personne n’échappe aux vents impétueux des réalités quotidiennes, que ce soit dans son travail, au sein de sa famille, dans sa santé, ses finances…

N’avez-vous pas déjà supplié Dieu : « Donne-moi de la force« …?

Oui, nous avons besoin de la force de Dieu pour résister aux tempêtes de la vie…

Peut-être avez-vous supplié Dieu…

  • Dans le silence de la nuit, en pleine insomnie…?
  • Dans votre voiture, roulant sans but…?
  • Derrière vos fourneaux, tout en surveillant les devoirs des enfants…?

La Parole de Dieu promet, à de multiples reprises, que le Seigneur veut nous donner la force qui nous fait défaut. Que ce soit dans la vie de tous les jours comme dans les temps de crise. De toutes les promesses de la Bible, celle qui nous assure de la force de Dieu est l’une des plus précieuses. Il l’a accordée à des prophètes et des rois, et à d’humbles servantes comme Marie.

Sans sa force, il est impossible d’affronter l’existence avec courage. L’Écriture nous assure que, même lorsque nos vies deviennent incontrôlables, même lorsque nous nous sentons démunis face aux circonstances ou que nous avons tendance à nous comparer aux autres, Dieu est prêt à nous remplir de sa force. Il nous suffit de la lui demander et d’avoir confiance en sa puissance.

Que ce soit au quotidien ou au cœur de l’épreuve, je vous invite à lever les yeux vers lui, à implorer son secours dans votre détresse. Demandez-lui l’aide nécessaire afin qu’il vous relève et vous fortifie.

Voulez-vous le faire avec moi ? « Dieu Tout-Puissant, tu connais ma situation… Alors que je n’ai plus de force pour me battre, je sais que tu es là. Tu es celui qui restaure, qui redonne espoir et courage. Merci d’être ma force, mon puissant soutien. Amen. »

Il vous suffit de la lui demander et d’avoir confiance en sa puissance : chaque jour, à chaque instant…

Burundi: HRW vient à la rescousse de l’UE au Conseil de sécurité de l’ONU.

( Photo : www.tunisiefocus.com
( Photo : http://www.tunisiefocus.com

Dans le cadre des Politiques Étrangère, de Défense, Globale et des ONGs, et Intérieure, notamment des Partis politiques des Barundi, M. Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch (HRW), basé à Naïrobi, vient de sortir un article – Burundi : Abus généralisés visant l’opposition – [ https://www.hrw.org/fr/news/2019/06/12/burundi-abus-generalises-visant-lopposition ], destiné à venir en aide à l’UNION EUROPEENNE (UE), espace de lobbying des multinationales occidentaux en Europe, qui, le vendredi 14 juin 2019, au Conseil de Sécurité de l’ONU, risque de se faire tirer les oreilles à cause des sanctions politiques injustes qu’elle a décrété à l’encontre du Burundi.

Manifestations contre des médias français dont RFI et TV5 Monde

Des organisations de la société civile « citoyenne» sont descendues dans la rue ce samedi pour protester contre les médias français, spécialement RFI et TV5.

Plusieurs milliers de manifestants étaient dans les rues de Bujumbura ce samedi 8 juin. Femmes, hommes, jeunes, etc. Des Taxi-vélos et  conducteurs de tricycles ‘’Tuk-Tuk’’  étaient venus massivement en renfort.  Les manifestants, sous la bannière de la société civile dite « active et citoyenne » voulaient exprimer leur l’indignation contre les médias occidentaux ‘‘surtout français’’.

Ils accusaient les médias français de donner la parole aux ennemis du Burundi, les Burundais poursuivis par la justice qui, selon les manifestants tiennent, « des propos mensongers, calomnieux contre le Burundi et ses institutions. »

En ligne de mire, Radio France Internationale (RFI) qui a récemment donné la parole à Marguerite Barankitse. Celle-ci figure sur la liste des 34 personnalités recherchées par la justice burundaise et contre lesquelles elle a émis des mandats d’arrêt.

«Si le gouvernement burundais continue de faire la sourde oreille face à cette agression française et de ses médias de la haine dont RFI, nous allons marcher jusqu’à Paris….», «RFI, TV5 Monde, vous êtes une substance manipulatrice que la communauté internationale avale chaque jour», etc., ainsi pouvait-on lire sur les écriteaux des manifestants.

La marche a débuté vers 10h à la gare du nord, dans la commune Ntahangwa sous l’escorte de la police. La coordination était assurée par Aimé-Pascal Nduwimana, président de l’organisation dénommée Ministère africain de compassion (MAC).

Les manifestants ont emprunté le boulevard du  28 novembre. Destination : l’ambassade de France, située en plein cœur de la désormais capitale économique, à quelques encablures des bureaux de la présidence de la République.

Après quelques minutes, ils se sont arrêtés au niveau de la station d’essence «Yakeime oil company», connu sous l’ancienne appellation, «Kigobe city oil».

Ils ont été invités à se mettre à genoux. Un musulman, un catholique et une jeune fille de la religion protestante ont imploré tour à tour le bon Dieu.

« Dieu est du côté burundais » 

Tous les trois ont dénoncé la désinformation des médias occidentaux et invoqué le Ciel pour qu’il leur montre la vérité, protège le Burundi et ses autorités. «Surtout qu’elles font preuve d’une dévotion évidente envers Dieu», ont-ils fait savoir.

La jeune protestante, dont la prière sera saluée par une salve d’applaudissements, a  rappelé que Dieu a la première place au Burundi.  «Un peu partout, dans notre Constitution, etc., nous t’avons mis devant toute chose ».

Sous le coup d’émotions, elle a  traité ceux contre lesquels ils marchaient d’intakebwa (un mot kirundi utilisé plus dans la religion pour signifier des mécréants), d’intavyara (c’est-à-dire qui ne donnent pas naissance à des enfants).

Et a lâché aussitôt : «Quelle place as-tu chez eux ?  Sois de notre côté ; bats-toi pour nous». Ils veulent verser du sang. Néanmoins, s’est-elle réjouit, l’armée divine est invincible face aux puissantes forces françaises, belges, etc.

La prière finie, les manifestants se sont mis tous débout pour entonner le Burundi Bwacu, hymne national.  Après, la marche a continué,  ponctuée d’arrêts. D’abord, au niveau de l’hôpital militaire. Aimé-Pascal Nduwimana a en profité pour rappeler la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans et l’accouchement des femmes dans les hôpitaux publics. Pour rappel, ces mesures ont été annoncées par le président Nkurunziza lors de son investiture en 2005.

La marche s’est poursuivie au rythme des chansons à la gloire du président Nkurunziza. Un morceau du célèbre groupe « Peace&Love» incitait tout le monde à la danse. L’ambiance était  bon enfant.

Le coordinateur de la marche galvanisait la foule de temps en temps : «Le monde envie le Burundi». «Tout avion qui sera envoyé en guerre contre le Burundi s’écrasera dans l’océan», «Pierre Nkurunziza, Dieu l’a élevé au-dessus de tous les chefs d’Etat parce qu’il a mis Dieu devant dans tout ce qu’il fait».  

« Un homme averti en vaut deux »

A l’entrée de l’université du Burundi, au campus Mutanga, la marche s’est s’arrêtée de nouveau. Aimé-Pascal Nduwimana avait un message spécial à l’endroit des étudiants. Ceux-ci assistaient, massés, derrière les grillages.

«Parcem, Maggy, Acat, ils vous ont induits en erreur. Ils vous ont encouragés à aller camper à l’ambassade des Etats-Unis en 2015. Si jamais vous rééditiez cela, ne dites pas que vous n’en étiez pas informé», a-t-il  lancé à l’endroit des jeunes étudiants hébétés.

Au même endroit, le président de MAC a poursuivi son diatribe contre  Pacifique Nininahazwe, Marguerite Barankitse et le général Godefroid Niyombare, leader du putsch manqué du 13 mai 2015.

«Pacifique Nininahazwe souffre de ‘‘sutama’’ (maladie due à la dénutrition chronique), il habite désormais dans un container. Maggy devient ménopausée, si elle avait fait preuve de retenue, elle n’aurait pas manqué un veuf pour mariage. Et Niyombare, où est-il ?  Il vit aujourd’hui caché dans une petite hutte».

La marche a continué, toujours sous une mélodie envoutante. A la jonction du boulevard du 28 novembre avec la chaussée Prince Louis Rwagasore, la foule s’est arrêtée de nouveau. A droite, c’est la Nonciature apostolique. Le coordinateur avait un autre message particulier. Cette fois-ci, à l’endroit du représentant du Vatican pour les évêques catholiques du Burundi.

Il a dénoncé les successeurs de Saint Pierre qui interviennent dans la vie du pays. « Son Excellence, le représentant du Pape, Vous voudriez transmettre ce message. Qu’ils ne prêchent plus l’Accord d’Arusha », a-t-il dit sous les applaudissements.

C’est un secret de polichinelle, a-t-il fait savoir, les évêques ont combattu le gouvernement. Il y en a un (entendez l’archevêque de Gitega, Monseigneur Simon Ntamwana) qui a clamé que la reconduction du président Nkurunziza ferait des Burundais, ses esclaves. Néanmoins, ce fut peine perdue, a-t-il indiqué, il a été réélu à Gitega à 100%.

«Qu’ils nous enseignent des sacrements, la bonne cohabitation, etc. Et ceux qui vont persister, comme ils ne sont pas inféconds, qu’ils soient écartés», a-t-il insisté.

Le Rwanda n’a pas été épargné

La manifestation a repris son cours. Le coordonateur ne se lassait pas de faire rire les manifestants. Sous un ciel de Bujumbura peu ensoleillé, les manifestants ont marché jusqu’à l’ambassade du Rwanda sur l’avenue de la RDC. Ils se sont  arrêtés de nouveau pour un autre message, cette fois  à l’endroit du voisin d’outre la Kanyaru.

«Rwandais, Rwandaises, nous vous aimons. Ces Burundais auxquels vous donnez asile, ce sont des poux. Ils enseigneront demain à vos gens. Donnez-les nous et nous cohabiterons pacifiquement. Mais, si vous optez  pour la voie de la guerre, nous vous avalerons, le Rwanda n’a jamais gagné une guerre face au Burundi. Celui qui traversera la frontière devra dire adieu au préalable ».

La foule a gagné l’ambassade de France par le boulevard de l’Uprona. Dès son arrivée, l’ambassadeur Delahousse, en compagnie de son épouse, a fait son apparition. Il avait un appareil, prenait des photos. A l’aise, il a salué les participants à cette marche contre les médias de son pays.

A l’ambassade de France à Bujumbura, destination finale de la marche.

La déclaration sanctionnant cette marche a été précédée par la prière. Les manifestants se sont mis de nouveau à genoux. La jeune fille dont la prière a été applaudie a été invitée à prier de nouveau.

Venant Hamza Burikukiye, président de l’organisation CAPES+, a lu après un texte, perché sur un véhicule double cabine. Il a condamné notamment certains « journalistes égarés » qui soutiennent que les Burundais sont tués à longueur de journée alors que la situation est normale et apaisée.

D’après lui, les mêmes journalistes feraient croire que la démocratie n’a pas de place au Burundi, cela alors que le pays est géré par des institutions démocratiquement élues.

Pour preuve, a-t-il souligné, le Burundi a organisé lui-même un référendum dont la constitution qui en est issue a été promulguée le 7 juin 2018. En plus, les partis politiques reconnus ont déjà mis en place eux-mêmes le Code électoral dans la perspective des élections de 2010.

Une demande de l’ambassadeur rejetée  

En outre, l’activiste de la société civile a remercié le gouvernement pour ses bonnes initiatives à l’intention de la jeunesse. Il est préoccupé par la promotion de ses droits : «Il est en train de faire soigner ceux qui ont été entraînés dans la consommation de la drogue pendant la crise de 2015».

Après, l’ambassadeur de France a demandé avec insistance auprès d’Aimé-Pascal, qui assurait la traduction en français, d’adresser un message à la foule.

Ce dernier avec Venant Hamza Burikukiye, à la tête de cette foule, s’y sont opposé. Ils ont argué que l’ambassadeur ne peut pas s’exprimer à l’endroit des manifestants de Bujumbura alors qu’il ne va pas être  entendu dans le reste du pays.

Le diplomate français leur a proposé une audience  pour trois ou quatre personnes, en vain. Ils lui ont demandé de les accueillir la semaine prochaine en présence de leurs collègues absents en raison de la coordination de la marche en province.

L’ambassadeur Delahousse, a indiqué à la presse qu’il regrettait de n’avoir pas pu dire « un mot malgré sa demande. Le dialogue est  à sens unique manifestement», s’est-il étonné.

Il a avait, trois messages : adresser des remerciements à la foule pour être venue comme amie de la France. Celle-ci l’est aussi pour le Burundi. Il voulait leur assurer que son pays respecte la souveraineté du Burundi.

Enfin, l’ambassadeur Delahousse tenait à mentionner que les médias français donnent la parole à tout le monde. Qu’ils sont prêts à tendre le micro aux autorités burundaises pour équilibrer l’information. Cela après l’interview que les mêmes médias ont accordé à la responsable de l’ONG locale Maison Shalom poursuivie par la justice.

Signalons que ces manifestations ont été organisées dans tout le pays.

Commémoration du massacre du 11 juin 1995 dans les campus de l’université du Burundi

Les cérémonies de la commémoration du massacre des étudiants hutu en 1995 dans les campus de l’université du Burundi se sont déroulées mardi 11 juin 2019 au campus Mutanga. Elles ont débuté par une messe de requiem. Un monument en mémoire des étudiants hutu massacrés en juin 1995 sera érigé au campus Mutanga.

La messe de requiem a été dite par l’Evêque coadjuteur Georges Bizimana du Diocèse de Bubanza. Il a indiqué que cet événement c’est en mémoire des illustres disparus qui sont morts à cause de leur ethnie.

Georges Bizimana a ajouté qu’il souhaiterait que de tels actes ignobles ne se reproduisent plus. Il a demandé à tous les invités présents d’éviter la rancœur, d’apprendre à aimer nos ennemis car le pardon est le seul remède qui pourrait panser les plaies.

L’évêque coadjuteur Georges Bizimana du Diocèse de Bubanza a toutefois indiqué que le pardon ne signifie pas l’oubli pour ne pas se plaindre aux instances judiciaire car; la justice est là pour la lumière de tout ce qui s’est passé.

Le Recteur de l’université du Burundi François Havyarimana a quant à lui fait savoir qu’un amphithéâtre et un monument seront érigés au campus Mutanga en mémoire de ces illustres disparus.

Le Représentants des étudiants a indiqué qu’il est indigné par ce qui s’est passé au campus Mutanga sous l’œil vigilant des forces de l’ordre et sous le silence des associations des Droits de l’Homme sans aucune intervention pour mettre fin à ces atrocités qui ont endeuillé le pays.

Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gaspard Banyankimbona qui a représenté le Gouvernement, a demandé à la Commission Vérité Réconciliation que la lumière soit faite pour que le nombre exact des étudiants qui ont succombé dans ces massacres soit connu.
Il a terminé son allocution en demandant que chaque année cette commémoration puisse être organisée pour que ce genre de tuerie ne se reproduise dans le pays.

Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a remercié l’Association pour la Mémoire et la Protection de l’Humanité contre les Crimes Internationaux, AMEPCI, qui a toujours commémoré cet anniversaire des massacres des hutu avant que l’université du Burundi ne s’en occupe.

Étaient présents à ces cérémonies la Commission Vérité et Réconciliation, la Commission des Droits de l’Homme ainsi que les membres du Gouvernement.