RDC – Affaire Tshibangu : le général Delphin Kahimbi s’explique et accuse

Près de trois mois après son extradition en RDC, l’ex-colonel John Tshibangu n’a toujours pas droit de voir ni ses avocats ni sa famille. Une situation assumée par le général Delphin Kahimbi, chef du service de renseignement militaire congolais, qui s’est confié vendredi en exclusivité à Jeune Afrique. Dans son viseur : l’opposant Moïse Katumbi et des prêtres catholiques.

Une certitude : l’ex-colonel John Tshibangu n’est pas mort. Contrairement aux rumeurs largement relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, cet officier déserteur de l’armée congolaise, accusé de rébellion et extradé le 5 février de Dar es-Salaam à Kinshasa, est toujours en détention dans un cachot du service de renseignement militaire de la RDC, l’ex-Démiap (Détection militaire des activités anti-patrie).

D’après nos informations, une équipe du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a pu lui rendre visite cette semaine dans son lieu de détention. « C’était il y a deux ou trois jours », confirme une source au sein de la mission onusienne dans le pays (Monusco).

« Procédure inhabituelle », mais assumée

« Mais c’était une procédure inhabituelle : notre équipe l’a rencontré en présence d’un officiel alors que, normalement, pour des raisons évidentes de confidentialité, cela ne se passe pas ainsi », précise notre source. « Ses conditions de détention restent correctes mais John Tshibangu n’a droit qu’à une promenade par semaine et a un problème de santé », ajoute-t-elle.

« Depuis son extradition [le 5 février], John Tshibangu n’a toujours pas droit aux visites ni de sa famille ni de son conseil », déplore pour sa part son avocat Me Alain Tshisungu Ntumba. Ce dernier dénonce « la violation des dispositions constitutionnelles qui permettent à tout accusé d’être assisté d’un défenseur de son choix à tous les niveaux de la procédure pénale ».

Du côté de l’ex-Démiap, on assume tout. Contacté par Jeune Afrique, son numéro un, le général Delphin Kahimbi, a accepté pour la première fois de s’exprimer publiquement sur le dossier. « John Tshibangu n’est pas un détenu comme les autres, c’est un cas très sérieux », explique l’officier, qui est visé par des sanctions de l’Union européenne depuis décembre 2016.

Le général Kahimbi voit l’ombre Katumbi

« Il [John Tshibangu] a entretenu des contacts très dangereux et a eu des connexions avec des groupes armés et terroristes dans l’est de la RDC. Ce serait donc imprudent d’autoriser qu’il entre en contact avec des tiers qui pourraient lui passer des consignes », soutient le général Kahimbi.

Selon ce responsable du service de renseignement militaires congolais, des politiques seraient également en connivence avec John Tshibangu. « Durant l’audition, John Tshibangu a cité à trois reprises le nom de M. Moïse Katumbi parmi ceux qui ont financé sa tentative de déstabilisation des institutions », indique le général Kahimbi, sans donner de plus amples détails sur cette grave accusation.

« Sachez que des prêtres catholiques sont également cités parmi ceux qui ont encouragé la connexion entre Tshibangu et Katumbi », se contente-t-il d’ajouter, promettant de rendre publique « très bientôt » les résultats de l’instruction en cours. Avant de transférer l’accusé devant les juges.

Katumbi dénonce un « nouveau grossier montage »

« Décidément, on voit ma tête partout ! » s’exclame l’opposant Moïse Katumbi, joint au téléphone à Bruxelles, où il est contrait en exil depuis près de 26 mois.

Je ne connais pas John Tshibangu et je n’ai jamais discuté avec lui

Inculpé d’atteinte à la sûreté nationale dans une rocambolesque affaire de recrutement de mercenaires et condamné la même année dans un litige immobilier, le candidat déclaré à la présidentielle dénonce un « nouveau grossier montage » orchestré, selon lui, non seulement par les deux responsables sécuritaires de Kinshasa, Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), et Delphin Kahimbi, mais aussi par Néhémie Mwilanyi Wilondja, le puissant directeur de cabinet du président Joseph Kabila.

« Je ne connais pas John Tshibangu et je n’ai jamais discuté avec lui », jure Moïse Katumbi. « Mon combat est démocratique et ma seule rébellion consiste à réclamer la tenue des élections libres et inclusives dans mon pays », martèle-t-il, balayant d’un revers de main cette « nouvelle tentative de [l’]écarter du jeu politique ».

Selon une source militaire proche du dossier, ce n’est pas la première fois que le service de renseignement militaire tente de lier Moïse Katumbi aux « mouvements de déstabilisation du pays » : « Il était déjà suspecté d’avoir financé les actions de Carbone Beni, aux arrêts depuis fin décembre 2017. » Mais ce militant pro-démocratie et coordonnateur national du mouvement citoyen Filimbi a toujours démenti tout soutien financier du politique à ses activités.

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Zimbabwe. Robert Mugabe sommé de s’expliquer sur la disparition 15 milliards de dollars

Le parlement zimbabwéen a convoqué l’ancien président Robert Mugabe, pour s’expliquer sur la disparition de revenus diamantifères, dont la valeur est estimée à 15 milliards de dollars.

L’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe est cité à comparaître devant le parlement le 9 mai pour s’expliquer sur « la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars », a annoncé vendredi un parlementaire.

« Nous avons fixé au 9 mai la date où il doit venir témoigner » a déclaré Temba Mliswa, le président du comité parlementaire en charge des Mines et de l’Energie, cité par le journal d’État Herald.

« Le comité s’est rencontré aujourd’hui (jeudi) et a décidé d’inviter l’ancien président Mugabe à notre comité pour s’expliquer sur la disparition de diamants d’une valeur de 15 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

M. Mugabe, qui dirigeait le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980, a été contraint en novembre de démissionner sous la pression de l’armée, de la rue et de son parti, la Zanu-PF, toujours au pouvoir.

L’ancien homme fort du pays, qui bénéficie d’une retraite dorée, a laissé un Zimbabwe en proie à une profonde crise économique.

Des capitaux volatilisés

Les députés veulent l’interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait que son pays avait perdu 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l’évasion des capitaux pratiquée par les compagnies minières étrangères.

La commission du Parlement chargée de ce dossier a déjà sommé plusieurs anciens ministres, chefs de la police et haut responsables de l’administration de venir témoigner.

Dans un rapport publié l’an dernier, l’ONG Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d’avoir détourné pendant des années les profits tirés de l’exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques.

Selon Global Witness, les services secrets zimbabwéens (Organisation centrale de renseignement, CIO) ont ainsi détenu discrètement une partie du capital d’une entreprise qui extrait des diamants dans la mine de Marange (est).Le Zimbabwe n’a jamais publié de statistiques jugées crédibles de ses activités diamantifères, qui ont débuté en 2006.

Gaza : quatre morts lors du quatrième vendredi de protestation

Pour la quatrième fois depuis le 30 mars, des Gazaouis revendiquent à la frontière leur droit à retourner sur leurs terres. Deux jeunes hommes ont été tués.

Pour le quatrième vendredi d’affilée, des milliers de Gazaouis ont de nouveau convergé vendredi vers la frontière israélienne pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948. Ils dénoncent aussi le blocus qu’Israël impose depuis plus de dix ans pour contenir le mouvement islamiste Hamas qui dirige le territoire. Un adolescent de 15 ans et deux hommes de 24 et 25 ans ont été mortellement atteints par des balles israéliennes dans le nord de l’enclave, ont annoncé les secours gazaouis. Un quatrième Palestinien, âgé de 29 ans, a été tué dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on ajouté de même source. Ahmad Nabil Abou Aqeb, 25 ans, a été atteint d’une balle dans la tête à l’est de Jabaliya, dans le nord de l’enclave, ont-elles précisé. Il a été tué à proximité d’un groupe incendiant des pneus près de la frontière avec Israël, ont rapporté des témoins.

Défi

La plupart des Palestiniens sont restés à quelques centaines de mètres de la barrière de sécurité lourdement gardée par l’armée israélienne. Mais, comme les vendredis précédents, une partie d’entre eux se sont détachés pour s’approcher de la frontière et tenter de lancer des projectiles sur les soldats israéliens, risquant ainsi leur vie.

L’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a appelé vendredi une nouvelle fois les Nations unies à ouvrir une « enquête transparente et indépendante » sur les violences le long de la frontière israélienne, qui ont fait quatre morts de plus. « Nous n’acceptons pas que la communauté internationale reste silencieuse », a martelé le diplomate lors d’un point de presse. À son côté, son homologue tunisien, Mohamed Khaled Khiari, a indiqué qu’une nouvelle lettre avait été envoyée ce jour au Conseil de sécurité, au secrétaire général et à l’Assemblée générale de l’ONU pour réclamer cette enquête.

L’usage jugé disproportionné de la force par l’armée avait été critiqué début avril par les instances internationales. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avaient réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par Israël de munitions réelles. Les États-Unis avaient bloqué un projet de déclaration appelant à la retenue après la journée du vendredi 30 mars, qui avait fait 16 morts et quelque 1 400 blessés. Israël avait rejeté toute enquête indépendante.

La Corée du Nord annonce la fermeture d’un site d’essais nucléaires

Kim Jong-un a déclaré qu’il allait suspendre les tests nucléaires et de lancement de missiles dès samedi, rapporte l’agence officielle KCNA.

Cherchant à prouver sa bonne foi à la communauté internationale, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a annoncé, vendredi 20 avril, qu’il allait suspendre les tests nucléaires et les lancements de missiles « à partir du samedi 21 avril », a rapporté l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Une information relayée peu après par l’agence sud-coréenne Yonhap : « Le Nord va fermer un site d’essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires. »

Cette annonce, qui s’inscrit dans un contexte de détente entre le régime de Kim Jong-un, son voisin du Sud et les Etats-Unis, a immédiatement été saluée par le président américain. Donald Trump l’a qualifiée de « très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde ». « Grand progrès ! Hâte de participer à notre sommet », a-t-il ajouté dans un tweet, en évoquant sa rencontre prochaine avec le dirigeant nord-coréen ; celle-ci pourrait avoir lieu fin mai ou début juin.

La Corée du Sud s’est félicitée de la décision de Kim Jong-un de mettre fin aux essais nucléaires et balistiques. « La décision de la Corée du Nord représente un progrès significatif pour la dénucléarisation de la péninsule, que le monde attend », a déclaré la présidence sud-coréenne dans un communiqué, saluant « l’environnement très positif pour les sommets à venir entre les deux Corées et entre la Corée du Nord et les Etats-Unis », que la décision de Pyongyang « va créer ».

Toutefois, le Japon trouve cet engagement insatisfaisant. Le ministre japonais de la défense, Itsunori Onodera, regrette que la Corée du Nord n’ait pas mentionné « l’abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée ».

Sommet des deux Corées

Selon KCNA, Kim Jong-un considère que son pays n’a plus besoin de recourir aux essais nucléaires et aux tests de missiles balistiques dans la mesure où les objectifs de ces programmes ont été atteints.

« Pour garantir dans la transparence la suspension des essais nucléaires, le site nucléaire du nord de la République sera démantelé », rapporte KCNA dans la foulée de la première assemblée plénière du Parti des travailleurs de Corée de cette année. « Les projets principaux du Parti et du pays seront liés à la construction d’une économie socialiste et tous nos efforts iront dans ce sens. »

Cette annonce intervient un jour après l’ouverture d’un téléphone rouge entre le président sud-coréen Moon Jae-in et son homologue nord-coréen. Elle est de bon augure pour leur future rencontre, dans une semaine, dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule. Pyongyang a ainsi annoncé, samedi, qu’il entend engager des discussions de paix avec la communauté internationale.

Rumonge : Umunyororo yapfuye arashwe n’umuporisi

Umunyororo yahora apfungiwe mw’ibohero rikuru rya Rumonge, aho bita Ku Murembwe yapfuye arashwe n’umuporisi, mu gihe yariko agerageza gutoroka ibohero.

Amakuru ava mw’ibohero rikuru rya Rumonge avuga ko umunyororo azwi kw’izina rya Philemon NSENGIYUMVA, mw’ijoro ryo kuri uwu wa kane yagerageje gutoroka ibohero, umuporisi ari mu bacunga iryo bohero arasa amasasu yamuhitanye.

Philemon NSENGIYUMVA yitavye Imana yari yaciriwe umunyororo w’ugupfungwa ubuzima bwiwe bwose.

Imana ntihimbagwa n’uko abanyavyaha bapfa mugabo yuko bakizwa

Amahoro y’ Imana abane namwe.

Dusangire ijambo ry’ Imana riri muri

EZEKIYELI 18:23

Mbega mugira ngo mpimbarwa n’uk’ umunyavyaha apfa?

ni k’ Umwami Uhoraho abaza; ikimpimbara s’uko yohindukira akava mu ngeso ziwe akabaho?

24 Arik’ umugororotsi ni yahindukira akava mu bugororotsi bwiwe, agakora ivy’ ukugabitanya, akigana ibizira vyose umunyakibi akora, mbega yobaho? Mu bikorwa vy’ ubugororotsi vyose yakoze, nta na kimwe kizokwibukwa:

ubuhemu bwiwe yagize, n’ivyaha vyiwe yakoze, ni vyo azopfa azize.

Ncuti Mukundi dusenge ubudasiba tuze dusozere urugendo amahoro.

Yesu Kristo abahezagire.