Les Etats-Unis s’engagent à « travailler » avec Félix Tshisekedi

Les Etats-Unis se sont joints à l’Union africaine, à l’Union européenne et à la France en déclarant qu’ils sont prêts à travailler avec M. Tshisekedi, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle congolaise. La décision annoncée par Washington coupe court aux incertitudes qui planaient sur l’élection de l’opposant congolais malgré les accusations de fraude d’un autre opposant, Martin Fayulu.

« Les Etats-Unis accueillent la validation par la Cour constitutionnelle congolaise de l’élection de Félix Tshisekedi en tant que nouveau président de la République démocratique du Congo », a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain Robert Palladino.

La prestation de serment de M. Tshisekedi, qui va succéder au chef de l’État sortant Joseph Kabila, doit se tenir jeudi à Kinshasa. 

« Nous nous engageons à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC. Nous encourageons le gouvernement à inclure une large représentation des parties prenantes à la politique du Congo et à traiter les allégations d’irrégularités électorales », a poursuivi M. Palladino.

Martin Fayulu dénonce un « putsch électoral » orchestré, selon lui, par le président sortant Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le premier opposant à remporter une élection présidentielle depuis l’indépendance du pays en 1960. 

Certains pays et organisations, dont la France et la Belgique, avaient fait part de leurs doutes quant à l’élection de M. Tshisekedi, déclaré vainqueur par la commission électorale congolaise.

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RDC : Félix Tshisekedi prête serment ce jeudi 24 janvier

Félix Tshisekedi va officiellement devenir le cinquième président de la RDC le jeudi 24 janvier et succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Il s’agit de la première alternance pacifique du pays. 

La journée s’annonce historique. Aux alentours de 12 heures GMT, Félix Tshisekedi, 55 ans, doit prêter serment au Palais de la nation, siège de l’actuelle présidence au bord du fleuve Congo, où l’indépendance avait été proclamée le 30 juin 1960.

La cérémonie doit avoir lieu en présence de « chefs d’État, des gouvernements et de délégations », selon les autorités. Pour l’heure, l’incertitude planait encore sur leur nombre. Dès le 20 janvier, plusieurs chefs d’État africains avaient salué l’élection de Félix Tshisekedi (l’Afrique du Sud, le Kenya, le Burundi et la Tanzanie), tandis que d’autres s’étaient faits attendre un peu plus longtemps.

Transmission des symboles du pouvoir

L’Union africaine (UA) et l’Union européenne, dans un communiqué conjoint, avaient plus froidement « pris note » du résultat de l’élection toujours contestée par l’opposant Martin Fayulu. L’UA et l’UE, tout comme les États-Unis, se sont toutefois déclarés prêts à travailler avec le nouveau président. Washington et Paris doivent ainsi être représentés par leur ambassadeur en poste en RDC.

Pendant la cérémonie d’investiture, le président élu doit recevoir « les symboles du pouvoir » des mains de Joseph Kabila, avant de prononcer un discours. À 14 heures, le président sortant doit se retirer dans son bureau avec son épouse, tandis que le nouveau président et la première dame vont aller dans la salle VIP, avant un « entretien en tête-à-tête » à la « fin de la cérémonie ».

En RDC, une transition historique et contestée clôt un long processus électoral

Félix Tshisekedi va succéder de manière pacifique à Joseph Kabila, qui quitte le pouvoir après dix-huit ans à la tête du pays.

« Moi, Félix Tshisekedi, élu président de la République, je jure… » L’opposant Félix Tshisekedi va officiellement devenir, jeudi 23 janvier, le cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC), à l’heure d’une première alternance pacifique, mais contestée par un l’opposant Martin Fayulu.

En milieu de journée, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, doit prêter serment au Palais de la nation, siège de l’actuelle présidence au bord du fleuve Congo, où l’indépendance avait été proclamée le 30 juin 1960.

La CPI survivra-t-elle au fiasco du procès Gbagbo ?

Après plusieurs acquittements et non-lieux de personnalités politiques de premier plan poursuivies par la juridiction internationale, l’heure est au bilan.

L’ancien président, Laurent Gbagbo, a été acquitté le 15 janvier de l’accusation de« crimes contre l’humanité ». Pour les juges de la Cour pénale internationale (CPI), rien, dans les preuves déposées depuis janvier 2016 par le procureur – qui a fait appel – ne prouve que le perdant de facto de la présidentielle de 2010 avait planifié « une politique ayant pour but d’attaquer une population civile ». Pour Sergeï Vasiliev, assistant professeur à l’université d’Amsterdam, si « l’acquittement fait partie intégrante d’une bonne administration de la justice pénale, des questions difficiles sur l’efficacité des stratégies d’enquête et de poursuites devraient être posées ».

Au Maroc, démantèlement d’une « cellule terroriste » et arrestation d’un Franco-Algérien

Les autorités marocaines ont notamment appréhendé 13 personnes qui avaient prêté allégeance à l’Etat islamique et sont soupçonnées de préparer des attaques.

Les autorités marocaines ont annoncé, mercredi 23 janvier, le démantèlement d’une « cellule terroriste » composée de treize membres soupçonnés de vouloir commettre des attaques sous l’influence du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Les 13 suspects, âgés entre 22 et 44 ans, ont « adhéré à la propagande » de l’EI et « envisagé l’exécution d’opérations terroristes portant atteinte à la sécurité des personnes et à l’ordre public », a affirmé, dans un communiqué, le ministère marocain de l’intérieur.

Les suspects résidaient dans plusieurs villes marocaines, dont Casablanca, la capitale économique du Maroc, selon le ministère.

« Testament incitant au meurtre »

L’opération menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste) a permis la saisie d’« appareils électroniques, d’armes blanches, de cagoules et de livres faisant l’apologie de l’idéologie extrémiste », a-t-il ajouté, sans préciser où ces perquisitions avaient eu lieu.

Un « manuscrit d’allégeance » à Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’EI, ainsi qu’une « lettre manuscrite sous forme de testament incitant au meurtre » ont également été saisis, a indiqué le ministère.

2019, « année de l’Afrique » pour les marchands d’armes russes

Devenu le deuxième plus gros producteur d’armement de la planète, la Russie intensifie son offensive sur le continent africain.

« Make Africa Safe ». C’est sous ce titre, en anglais et en russe, que Rosobonexport, l’agence russe d’exportation d’armes créée par un décret de Vladimir Poutine en novembre 2001, a annoncé sa participation du 22 au 24 janvier au Salon international sur la sécurité et la défense « Shield Africa 2019 » qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Une présence plus que symbolique, s’est réjoui dans un communiqué son directeur général, Alexandre Mikheiev, « car 2019 devrait devenir l’année de l’Afriquepour la coopération militaro-technique de la Russie ».

« Nous connaissons bien les besoins de nos partenaires et amis », poursuivait le patron de l’agence, en assurant « travailler avec succès » avec la Communauté de développement de l’Afrique australe et le G5 du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad). « Je suis sûr, a-t-il ajouté, que les produits russes qui ont été testés en situation de combats réels correspondent à 100 % à l’objectif de faire de l’Afrique un territoire plus sûr. »

« Coopération globale »

Cette autopromotion, qui s’appuie délibérément sur l’intervention militaire russe en Syrie déclenchée en septembre 2015, a de quoi nourrir l’inquiétude des Occidentaux. Moscou, devenu le deuxième plus gros producteur d’armes au monde en détrônant le Royaume-Uni, ne cesse d’accroître sa présence sur le continent africain, en se positionnant clairement comme une alternative aux anciennes puissances coloniales.

Dès 2016, le chef du Kremlin avait, dans un document de politique extérieure, validé la stratégie : « La Russie élargira sa coopération avec les Etats africains sur une base bilatérale et multilatérale (…) en développant des relations économiques et commerciales mutuellement bénéfiques, en instaurant une coopération globale, et en contribuant à prévenir les conflits régionaux et les situations de crise ainsi que les règlements post-conflit en Afrique. » En octobre 2018, le ministère russe des affaires étrangères précisait : « Parallèlement à la coopération politique, commerciale et humanitaire, la Fédération de Russie fournit une assistance multiforme aux partenaires africains pour la résolution des conflits internes, et la lutte contre la menace terroriste, dont la propagation s’est intensifiée après les événements bien connus en Libye. »

Une grave sécheresse touche le centre de l’Inde

Douze mille villages sont affectés par le manque de pluie, qui devient chronique. A Bombay, l’accès à l’eau est restreint.

L’hiver va être long pour les agriculteurs du centre de l’Inde. Après une mousson particulièrement chiche en précipitations durant l’été 2018, l’Etat du Maharashtra, qui compte 115 millions d’habitants, a tiré la sonnette d’alarme début janvier : la plupart de ses terres, situées au cœur du sous-continent, sont de nouveau frappées par une terrible sécheresse.

Par rapport à une mousson « normale », le déficit en eau s’est élevé l’été dernier à 9,4 % à l’échelle nationale, indique le département météorologique indien. Mais au Maharashtra, le déficit a atteint par endroits 75 %. A l’hiver 2013, déjà, la région avait été frappée par la plus grave sécheresse observée en quarante ans.

Cette année, ce pourrait être pire dans les provinces du Vidarbha et du Marathwada, tristement célèbres pour leurs taux de suicide dans le monde paysan, mais également dans une trentaine d’autres districts, notamment autour des villes d’Aurangabad, Ahmednagar, Nashik, Nagpur, Pune et Solapur. Au total, environ 12 000 villages se trouvent dans une situation jugée critique, avec des rendements agricoles en chute de plus de 50 %.

« Dépendance »

Depuis la capitale régionale, Bombay, le gouvernement local dirigé par Devendra Fadnavis, une étoile montante du parti nationaliste hindou au pouvoir à Delhi, estime que ce sont « plus de 8,6 millions d’hectares exploités par 8,2 millions d’agriculteurs » qui sont concernés, soit « plus de 60 % » de la population paysanne du Maharashtra. Une assistance financière de 80 milliards de roupies (près d’un milliard d’euros) a été réclamée à Delhi.