La signification des nombres dans la Bible.

Dans la Bible, les chiffres sont souvent à prendre au sens littéral. Mais parfois, ils sont symboliques. C’est généralement le contexte qui permet de déterminer si un chiffre est utilisé comme symbole. La signification symbolique des chiffres dans la Bible est différente de la numérologie, qui consiste à rechercher un sens mystique dans les nombres, leur combinaison ou leur somme. Par exemple, les kabbalistes juifs analysent les Écritures hébraïques à l’aide d’une technique appelée guematria. Le but de cette technique est de chercher un code caché derrière les équivalents numériques attribués aux lettres. La numérologie est une forme de divination, et Dieu condamne la divination (Deutéronome 18:10-12).

Voici la signification symbolique de quelques chiffres dans la Bible :

1 Le chiffre un peut symboliser l’unité. Dans une prière, Jésus a demandé au sujet de ses disciples : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi » (Jean 17:21 ; Matthieu 19:6).
2 Dans un contexte juridique, il faut deux témoins pour prouver un fait (Deutéronome 17:6). De la même manière, quand une vision ou une déclaration sont répétées, c’est une façon de confirmer qu’elles sont vraies et qu’elles vont se réaliser. Par exemple, lorsque Joseph a expliqué le rêve de Pharaon, il lui a dit : « Si le [rêve] s’est présenté deux fois au Pharaon, c’est que la chose est bien arrêtée de la part de Dieu » (Genèse 41:32, Maredsous). Dans les prophéties, « deux cornes » peuvent représenter une double puissance politique. C’est le cas dans une prophétie de Daniel concernant l’Empire médo-perse (Daniel 8:20, 21 ; Révélation [ou Apocalypse] 13:11).

3 Si un fait était attesté par trois témoins, cela prouvait incontestablement qu’il était vrai. Pareillement, quand une chose est dite trois fois, c’est sans doute une façon de l’accentuer ou de l’établir solidement (Ézékiel 21:27 ; Actes 10:9-16 ; Révélation 4:8 ; 8:13).

4 Le chiffre quatre représente parfois ce qui remplit complètement son rôle. Par exemple, les « quatre vents de la terre » symbolisent des forces destructrices qui viennent des quatre points cardinaux, c’est-à-dire qui viennent de toutes les directions et s’abattent sur la terre toute entière (Révélation 7:1 ; 21:16 ; Isaïe 11:12).

6 Comme sept représente souvent ce qui est complet, six (c’est-à-dire sept moins un) peut être utilisé comme symbole de ce qui est incomplet, imparfait, ou de ce qui a un lien avec les ennemis de Dieu (1 Chroniques 20:6 ; Daniel 3:1 ; Révélation 13:18).

7 Ce chiffre sert fréquemment à représenter ce qui est complet. Dieu a ordonné aux Israélites de marcher autour de Jéricho sept jours de suite et, le septième jour, de faire sept fois le tour de la ville (Josué 6:15). La Bible contient de nombreux cas semblables de l’utilisation du chiffre sept (Lévitique 4:6 ; 25:8 ; 26:18 ; Psaume 119:164 ; Révélation 1:20 ; 13:1 ; 17:10). Jésus a dit à Pierre qu’il devait pardonner à son frère « non pas : Jusqu’à sept fois, mais : Jusqu’à soixante-dix-sept fois ». La répétition de « sept » sous-entendait un pardon « sans limites » (Matthieu 18:21, 22).

10 Ce nombre peut évoquer l’intégralité ou la totalité d’une chose (Exode 34:28 ; Luc 19:13 ; Révélation 2:10).

12 Ce nombre semble s’appliquer à une disposition divine pour indiquer qu’elle est complète. Quand l’apôtre Jean a reçu une vision des cieux, il a vu une ville qui a « douze pierres de fondement, et sur elles les douze noms des douze apôtres » (Révélation 21:14 ; Genèse 49:28). Les multiples de 12 peuvent avoir une signification similaire (Révélation 4:4 ; 7:4-8).

40 Le nombre 40 a été associé à des périodes de jugement ou de correction (Genèse 7:4 ; Ézékiel 29:11, 12).

Pour me résumer il faut, en utilisant des références biblique, comprendre que:

1. C’est d’abord le chiffre de la potentialité, c’est Eloah, l’Etre éternel d’une puissance fantastique, colossale (Deut. 6 : 4). 
Ce nombre nous parle aussi de l’unité de la foi de tous ceux qui se sont convertis à Jésus-Christ, selon Jean 17 : 11 : « Qu’ils soient un comme nous ». Nous retrouvons cette pensée dans Eph. 4 : 4-6 : « II y a un seul corps et un seul esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous ». 

Nous trouvons encore l’unité dans le service pour Dieu dans le livre d’Esdras 3: 9: « Comme un seul homme ».

2. Chiffre du témoignage suffisant, juridiquement en Deut. 17: 6, dans l’évangélisation (Marc 6: 7) et pour le culte selon Mat. 18: 20. 

Ce nombre nous parle aussi de lutte: les deux natures du croyant, les deux maîtres « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mat. 6 : 24), les deux chemins (le large et l’étroit), les deux alliances (l’ancienne et la nouvelle).

3. Nombre de la Trinité divine et du témoignage parfait. Le baptême chrétien est pratiqué « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mat. 27 : 19). L’homme offre une image de la Trinité, d’après I Thess. 5 : 23 il est formé : 

1) d’un esprit, 

2) d’une âme, 

3) d’un corps. 

La Bible peut être envisagée sur un plan trinitaire: 

1) l’Ancien Testament = Dieu pour l’homme; 

2) les Evangiles = Dieu avec l’homme (Emmanuel signifiant Dieu avec nous), c’est Dieu homme parmi les hommes en Jésus-Christ; 

3) les épîtres = Dieu en nous, par le Saint-Esprit habitant dans nos coeurs. 

La nature entière porte la marque de son Créateur, ainsi les trois manifestations de l’âme humaine sont: 

1) l’action, 2) la parole, 3) la pensée. 

Que voyons-nous sur terre ? : 1) le sec, 2) la mer, 3) l’atmosphère. 

Il y a trois règnes sur notre globe: 1) minéral, 2) végétal, 3) animal. 

La famille est fondée sur le principe trinitaire: 1) le père, 2) la mère, 3) les enfants. L’ordre humain selon Dieu: 1) la Famille, 2) l’Eglise, 3) l’Etat. 

Le temps existe comme: 1) passé, 2) présent, 3) futur. 

La Bible a été écrite en trois langues: 1) hébreu, 2) araméen, 3) grec, 

L’électricité se présente sous les trois formes suivantes: 1) chaleur (image du Père, d’où tout émane, Créateur et miséricordieux) ; 2) la lumière (image du Fils de Dieu qui a dit. Je suis la lumière du monde. -Jean 8 : 12) ; 3) la force (image du Saint-Esprit, qui est Dieu oeuvrant dans le monde, l’Eglise et le croyant), 

La Parole de Dieu nous parle de trois ascensions au ciel: 1) Enoch, 2) Elie, 3) Jésus, Elle nous montre encore trois classes de gens: les Juifs, les Gentils, l’Eglise. 

Il est logique de penser que la création porte l’empreinte de son Créateur trinitaire, Les exemples aussi bien bibliques que naturels pourraient encore être multipliés, ceux cités ci-dessus doivent suffire à nous faire réaliser que le Dieu trinitaire qui administre l’univers après l’avoir créé est la même puissance qui sauve l’homme et en fait un temple de Son Esprit, une manifestation de Son amour rédempteur. 

La Trinité est le fondement inébranlable de toute piété, de toute vie spirituelle vraie, de toute expérience authentique. C’est elle que l’on cherche, lorsqu’on cherche Dieu; lorsqu’on cherche sincèrement la plénitude de l’être, le sens et le but de l’existence (Pensée de V, Lossky) . 

Le témoignage partait se trouve en I Jean 5 : 6-8,

4. Chiffre universel, celui de la manifestation de Dieu au monde. 

L’autel des sacrifices avait quatre côtés. Cet autel parlait par avance du sacrifice rédempteur de Christ valable pour tous. Quatre côtés = un pour chacun des quatre points cardinaux. 

Ce sont les quatre Evangiles correspondant aux quatre couleurs du Tabernacle (pourpre = couleur royale = Matthieu, Christ Roi des Juifs) – (écarlate = couleur du sang = Marc, Christ parfait Serviteur de Dieu allant jusqu’à la mort sanglante de la Croix dans l’accomplissement de Son service) -(blanc pur = couleur de la pureté, de la sainteté = Luc, Christ Homme parfait) -(bleu = couleur du ciel = Jean, Christ Fils de Dieu, venu du ciel). 

Nous retrouvons les quatre aspects de la Personne du Sauveur dans les quatre Evangiles, en types au travers des quatre animaux d’Ezéchiel 1 : 10 et des quatre rivières de Gen. 2: 10-14 qui coulaient en Eden. 

Ce nombre relatif à la terre est à mettre aussi en parallèle avec les quatre saisons.

5. Nombre de l’homme. mettant en évidence son infirmité, sa faiblesse. 

Les cinq livres de Moïse contiennent la Loi qui met en évidence le péché et l’incapacité de l’homme à faire le bien. 

Ce sont les cinq sens de l’être humain et les cinq doigts d’une main. Les cinq vierges folles et les cinq sages (même les sages s’étaient endormies). Les cinq pains donnés à Jésus par un enfant lors de la multiplication des pains. Nous voyons dans ce dernier exemple ce que Dieu peut faire de notre faiblesse si nous nous confions en Lui et la Lui apportons.

6. Nombre du maximum et des limites de l’homme. 

L’Ancien Testament nous parle des six villes de refuge pour celui qui avait tué involontairement. 

Joseph a manifesté six étapes dans son obéissance à Dieu (Jésus sept dans son abaissement en Phil. 2). 

Goliath en Sam. 17 : 7 avait une lance qui pesait six cents sicles de fer. Le nombre de la Bête en Apoc. 13: 18 est 666 = 3 x 6.

7. Perfection divine dans les choses spirituelles, mais aussi dans le rapport des choses de Dieu avec la terre. L’Ecriture présente sept alliances de Dieu avec des hommes. 

Le Notre Père contient sept demandes, trois relatives à Dieu et quatre à l’homme. 

Le message destiné à l’Eglise dans toutes les époques de son histoire est adressé à sept églises d’Asie Mineure dans les chapitres 2 et 3 de l’Apocalypse. 

En Ephés. 4 : 4-6, nous voyons que la foi chrétienne repose sur sept piliers. Sept est aussi le chiffre de l’inspiration des Ecritures. 

Il y a sept époques de l’histoire de l’homme dans le temps. 

Chiffre aussi de repos, de ce qui est complet, accompli. Dieu s’est reposé le septième jour. Le septième jour était le jour du repos (sabbat). Christ a prononcé sept paroles sur la Croix. Enoch qui fut enlevé au ciel était le septième depuis Adam.

8. Chiffre de la Résurrection, du jour éternel et du Royaume de Dieu. Dans l’Evangile de Jean, qui est celui du Fils de Dieu, on trouve huit miracles, signes du Royaume de Dieu. 

L’histoire de l’homme sur le plan prophétique se divise en sept périodes dans la dimension du temps, la huitième étant le jour éternel. Jésus est ressuscité le premier jour de la semaine ou, si l’on veut, le huitième, dans une perspective symbolique. Dans l’arche de Noé, il y avait huit personnes par lesquelles l’humanité est en quelque sorte ressuscitée. Noé fut le huitième après Adam.

10. Nombre de la Loi et de la pénalité, de la double responsabilité – envers Dieu et envers l’homme. 

Les dix commandements et les dix plaies d’Egypte, ainsi que les dix vierges de la parabole.

12. Perfection divine dans l’administration humaine. 

Les douze tribus d’Israël, les douze apôtres de l’Agneau, les douze juges (du livre des Juges), les douze portes de la Jérusalem céleste. Les douze patriarches. 

Le cercle compte 360°, multiple de douze.

14. Perfection, plénitude des temps. 

Plénitude des temps, voir Mat. 1 : 17)

40. Nombre du jugement et de l’épreuve, mais aussi de la maturation. 

Les quarante ans d’Israël dans le désert. – Jésus a jeûné quarante jours avant d’entrer dans le ministère public. Les règnes de Saül, David et Salomon ont chacun duré quarante ans. Quarante jours de déluge. La vie de Moïse se divise en 3 x 40 ans: 40 ans en Egypte, 40 ans comme berger, 40 ans avec le peuple dans le désert.

70. Plénitude et responsabilité. 

Septante semaines de Daniel. Christ envoya pendant Son ministère septante disciples. Moïse avait septante anciens pour l’aider dans sa tâche (Ex. 24 : 1). II y avait septante palmiers à Elim.

Remarques générales : 

L’alphabeth hébreu se compose de 22 lettres dont : 

3 sont triples et considérées comme fondamentales

7 sont doubles et 12 sont simples. 

Nous retrouvons là les trois nombres parfaits fondamentaux. 

Si l’on additionne la valeur chiffrée de toutes les lettres de l’alphabet hébreu, on obtient le nombre 1495 qui correspond exactement au nombre d’années pendant lesquelles Israël a été sous la loi – depuis le don de la loi en Sinaï jusqu’à la venue du Messie. 

Si l’on additionne maintenant la valeur chiffrée de toutes les lettres de l’alphabet grec, on obtient le nombre 3999, soit le temps pendant lequel les païens ont vécu avant la venue de Christ, selon le calendrier hébraïque.