Les missiles américains ont entraîné une progression des cours allant jusqu’à 2%. Cette hausse survient alors que les cours du baril avaient déjà augmenté jeudi.
L’onde de choc des frappes américaines en Syrie s’est ressentie ce matin sur les cours du pétrole. Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, a bondi peu après 2h00 GMT, soit quelques heures après l’annonce par des responsables américains de tirs de Tomahawk sur une base aérienne syrienne. Ainsi, redoutant une escalade régionale susceptible de perturber les approvisionnements en brut, les cours du pétrole étaient orientés en nette hausse, vendredi en Asie.
Vers 3h30 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en mai, progressait de 93 cents, soit 1,8%, à 52,63 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Quinze minutes plus tard, il atteignait un pic à 52.87 dollars, soit une hausse de 1.17 dollars (+2.26). Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en juin, gagnait 88 cents, soit 1,6% à 55,77 dollars. De la même manière, il a connu sa plus forte hausse à 3h45 où il affichait 56.03 dollars, soit une hausse de 1.14 dollars (+2.08%).
59 missiles ont été tirés par les États-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi sur une base aérienne du gouvernorat d’Homs en riposte à une attaque chimique présumée imputée au «dictateur Bachar el-Assad». La Russie dénonce une «agression» et demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.
DÉCRYPTAGE – Le régime syrien et son allié russe ont rejeté en bloc jeudi les accusations des pays occidentaux sur l’attaque chimique présumée en Syrie.
Accès d’autisme de Bachar el-Assad? Pouvoir devenu complètement irrationnel? Ou bien coup de force des durs au sein de l’appareil militaro-sécuritaire? Le doute persiste sur les motivations qui auraient poussé Damas – la preuve n’en ayant pas encore été formellement apportée – à lancer cette nouvelle attaque chimique, qui met Assad en porte-à-faux vis-à-vis de son allié russe, au moment où les États-Unis ne faisaient plus de son départ «une priorité».
«Je suis très surpris par le calendrier de cette attaque», confie un diplomate onusien en contact avec le pouvoir et ses opposants. Après leur évacuation d’Alep-Est fin décembre, les rebelles modérés sont …