En représailles aux nouvelles sanctions du Congrès des Etats-Unis, Vladimir Poutine a annoncé que les effectifs travaillant pour le corps diplomatique américain en Russie seraient amputés de 755 personnes. Donald Trump est-il, comme le suggère Business Insider, soumis à « un nouveau test sorti tout droit du manuel de stratégie de Vladimir Poutine » ? Entre les deux dirigeants souffle en tout cas un vent de défi qui rappelle l’ère de la guerre froide. La tension est encore montée d’un cran, dimanche soir, lorsque le président russe a annoncé que les effectifs travaillant pour le corps diplomatique américain en Russie seraient amputés de 755 personnes.Sur la chaîne publique Rossiya 1, l’homme fort du Kremlin a précisé que ces personnes – diplomates et employés locaux rattachés à l’ambassade de Moscou, ainsi qu’aux consulats de Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg (Oural) et Vladivostok (Extrême-Orient) – seraient priées de quitter le territoire national d’ici au 1er septembre.Cette mesure participe de la loi du Talion, analyse CBS : Moscou cherche à punir le gouvernement Trump pour les nouvelles sanctions votées par le Congrès américain à l’encontre de la Russie, accusée d’immixtion dans l’élection présidentielle de novembre 2016 qui a mené le magnat républicain à la Maison Blanche. En un sens, estime Bloomberg, ces sanctions sont une aubaine pour Poutine car elles servent sa cause intérieure et son discours sur « l’Occident hostile ».L’heure n’est plus aux pourparlers onctueux, mais au face-à-face viril. Vladimir Poutine, d’ailleurs, ne s’en est pas caché. « J’ai décidé qu’il était temps pour nous de montrer que nous n’avons pas l’intention de rester passifs par rapport au comportement des Américains », a-t-il lancé sans ciller. Une déclaration abrupte, après des mois d’apparente urbanité, observe leLos Angeles Times.Lundi, le département d’Etat américain a fait savoir qu’il allait « mesurer l’impact d’une telle limitation [de personnel] et évaluer la manière d’y répondre ».