Pesecution au burundi: »La paix on ne la chante pas on la vit » dirait la sagesse populaire.

« Arrestations et emprisonnements de ses sympathisants, restriction des libertés de ses députés …  » Agathon Rwasa, président de la coalition Amizero accuse.
Plusieurs de vos sympathisants ont été dernièrement arrêtés et emprisonnés. Votre réaction.

C’est déplorable surtout que ce sont des arrestations qui sont beaucoup plus dictées par l’égocentrisme politicien. Le Cndd-Fdd voudrait être seul sur le terrain. De là, je m’interroge pourquoi est-ce qu’on dirait aux gens que le pays est paisible, qu’ils doivent rentrer lorsqu’ils ne peuvent pas jouir et exercer leurs droits civils. Et cela se fait en violation de la loi. Le droit d’association et d’opinion est consacré par la même Constitution.

La démarche est d’intimider tout le monde ou bien on adhère au Cndd-Fdd, ou on fait l’allégeance à ce parti.

Et vous, vous êtes libre de rencontrer vos sympathisants ?

Non. (Rire). Comment est-ce qu’on serait libre de se rencontrer lorsque même une conférence de presse des députés suscite des réactions extrêmes allant jusqu’à intimer l’ordre aux policiers de recourir à la force extrême pour l’empêcher ? Comment le maire peut-il expliquer que les députés en fonction ne sont pas reconnus ?

C’est un abus de pouvoir. Un groupe parlementaire a une personnalité juridique de par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Que faire ?

On devrait pencher beaucoup plus vers le réalisme et analyser la situation telle qu’elle se présente. Nous avons une économie délabrée, le tissu social risque de se déchirer encore une fois.

J’imagine que ce n’est pas en organisant ces soi-disant démonstrations de force que l’on s’affermit davantage mais, au contraire, les effets risquent d’être pervers.

La force politique réside dans la résolution des problèmes surtout quand on gère le pays.

Le FNL officiel accuse la coalition Amizero y’Abarundi de vouloir accéder au pouvoir par les armes. Qu’en dites-vous ?

C’est un fonds de commerce. Ils cherchent à nuire aux autres pour être bien vus du parti au pouvoir. Leur seul objectif est d’anéantir à jamais Rwasa et ses sympathisants.

Ils essaient d’identifier notamment dans Bujumbura partout où Rwasa aurait séjourné, ne fût-ce que deux ou trois jours, pour qu’on y dépose des armes et dire que ce sont mes caches d’armes.

C’est pour préparer l’opinion pour que si on passe à l’acte et qu’on décime des gens, on dise c’est une légitime défense du gouvernement.

Je trouve cela diabolique. Ces politiciens véreux ne devraient plus avoir de place au Burundi. J’interpelle le pouvoir d’être conséquent avec lui-même.

La paix on ne la chante pas, on la vit. La politique c’est résoudre les défis, et au Burundi, il y en a tellement. Ce n’est pas Rwasa le problème !

Qu’ils ne perdent pas du temps à faire des montages contre moi et mes sympathisants. Ils devraient redynamiser l’économie, créer une société prospère qui pousserait les autres Nations à nous admirer. Mais personne ne va nous envier notre médiocrité.