Deux résolutions sur le Burundi sur les droits de l’homme est une preuve à suffisance de deux poids deux mesures.

Les organes des Nations Unies font preuve d’une instrumentalisation irréfutable.

Beaucoup de choses sont dites sur ces deux résolutions prises à Genève. Selon des sources bien informées, il semble que c’est rare, mais pas impossible, qu’il y ait deux résolutions sur le même pays. D’après les experts, ce qu’il faut garder à l’esprit c’est qu’ il n’y en a pas une qui l’emporte sur l’autre puisque « toutes les deux ont été votées et adoptées. »

Le Conseil des Nations Unies pour le droit de l’Homme réuni à Genève pour étudier le rapport de la commission d’enquête sur le Burundi

Le Burundi se retrouvera donc avec deux mécanismes : une commission d’enquête (comme celle qui existe maintenant) et trois « experts ». Pour rappel, mercredi, le Groupe africain a bien voulu soutenir le Burundi dans la présentation d’une nouvelle résolution à la dernière minute. Mais certains pays se sont ensuite désolidarisés, par exemple le Botswana qui a voté pour la résolution de l’UE.

Le Burundi se retrouve donc avec deux résolutions. Ce n’est pas l’idéal disent plusieurs sources mais, l’essentiel, c’est que les enquêtes puissent continuer.

Enfin, signalons qu’il n’y a aucun lien entre ces résolutions et une décision éventuelle de la CPI. La CPI décidera ou ne décidera pas d’ouvrir une enquête indépendamment des décisions du Conseil des DH.