Burundi: Histoire de trahisons sans fin ( perspective d’un collectif-ONG hutisant)

Ça commence avec Rwagasore. Le héros de l’indépendance. Trahi par ses voisins Batare. Fils du prince Baranyanka. Ses héritiers se sont par la suite entre-déchirés. Jusqu’à l’os comme des loups. Dans l’unique but de monopoliser le pouvoir. Ironie du sort. Et contre toute attente. Ils ont fini par le perdre. au profit des hommes en uniforme. Ressortissants d’une même province. Une même commune. Tous formés en Belgique. Et qui ont régné pendant trois longues décennies jalonnées de sang. Du sang surtout de Hutus.

Qu’en est-il des héritiers de Rémy Gahutu ? Celui-là qui a lancé le mouvement pour libération du peuple Hutu? Bis repetitae!! Ils ont copié. Aujourd’hui, au Burundi. Il existe 4 FNL. Or, comme le disait Pasteur Habimana. Lors qu’on avait refusé d’agréer un parti dit Palipehutu. Il disait ceci:  » Nous avons un président de la République Hutu. Le deuxième Vice-président est Hutu. Les présidents des deux chambres du parlement également. Sans oublier le chef d’État-major de l’armée burundaise etc…Et que signifie alors la libération du peuple Hutu? Unissons-nous pour sauvegarder les acquis. Peine perdue.

Qu’en est-il des dirigeants du Collectif des Survivants et Victimes du Génocide Hutu de 1972 (avant & après) ? Comparaison qui n’est pas raison. Rien d’étonnant pour un observateur privilégié des évènements. Pour rappel, Monsieur Frederic Nzeyimana. Cet anthropologue et victime du génocide Hutu. Pour avoir perdu son père en 1972. Gagna les âmes blessées des hutus survivants des horribles évènements sanglant qui ont endeuillé des centaines de milliers de familles Hutues.

Mais celui-ci se créée une compétition sans précèdent. Un conflit de leadership. Juste pour marquer l’histoire. Chacun est libre de s’attribuer le leadership. « Un vrai business ». Mais sans être le vrai visionnaire. Un phénomène dit de « tamisage des ennemis, à chaque fois que s’approche la victoire ». Selon le Fondateur du Collectif et Coordinateur International. Un par un. Comme un garçon qui se mesure à son père. Le combat change le sens. Et la vision prend sa couleur selon le putschiste du jour. Des injures. Des signatures. Des réunions sur réunions. Mensonge sur mensonge. Contre le fondateur et l’initiateur. Mais personne n’est à mesure de clarifier le chantier/

De petites gueugueules hutu/hutu s »étendent comme à l »époque du Monrovia et Casablanca. Du premier des putschistes (Dr Amédée Nkeshimana) au dernier François Xavier Nsabimana. On se jette progressivement dans la gueule du lion. A qui profite la pagaille ?

Retournons le dernier des cas qui a marqué l »histoire. Tout commence avec la commémoration du 44ème anniversaire en 2016. Lorsque le Coordinateur de cette époque est accusé d »une mauvaise gestion. De dictature même. De familiarité dans l’acceptation des membres. Et de considération du Collectif comme son propre ONG. Le doute était que le collectif est au risque d’être vendu à ceux-là même qu »on accuse du génocide. Le Collectif devient la cible privilégiée et objet de manipulation politicienne. de ceux-là même qui ne veulent pas que la vérité éclate un jour.

Le manque de réunion d’évaluation. La chasse aux membres soupçonnés de marquer ce manquement au service des orphelins et veuves de 1972. Le manque de respect envers les orphelins. La prise de décision à la folie. Des injures. Des mots calomnieux. Des « (…)ni atuvekoooo!!! » sans fin. Escroquerie envers les membres. Surestimation et insolence envers les membres du collectif. Des propos calomnieux pour semer la confusion par rapport à ses ambitions politiques. Des manipulations etc. etc. Sont là des traits caractérisant le nouveau et peut être dernier putschiste. Qui, pour mieux gérer la caisse. Changea une ONG à une simple association. Bref. Du vol non qualifié. Un coup d’état à la sauce de Niyombare. De la honte et de la cacophonie !

Hélas. Peine perdu. le monde à bien compris. Le montage opéré contre la personne de Fréderic Nzeyimana. Le lendemain de la commémoration du 45ème anniversaire du génocide contre les Bahutu du Burundi. Exactement comme Jésus délivré par les siens. Loin de la honte. De l’humiliation et du désespoir. Plutôt une victoire. Et non pas n’importe laquelle. Des plus éclatantes.

On retiendra de Monsieur Fréderic Nzeyimana. L’homme qui a créé, et posé la première pierre à Nyambeho-Giheta. Celle du mémorial du génocide contre les hutus du Burundi. Marquant ainsi l’histoire du Burundi d’un signe indélébile. Dont les générations futures se souviendront avec des « oufs » de soulagement.

A l’envers de la médaille. On se souviendra de Monsieur François Xavier. Dans le rôle de Saint Pierre pour la première scène. Du traite Judas Iscariot pour la seconde. En changeant une ONG internationale en une simple association aux fins de ses intérêts égoïstes. Francois-Xavier Nsabimana marquera sans fin l’histoire houleuse du Collectif International. Son nom sera de tout temps associé a celui de l’orphelin de Bugendana qui a trahit ses frères ! Orphelins comme lui. Après avoir empoché, comme Niyombare, quelques miettes de sous de la honte. Comme ce fut le cas, loin du Burundi, à Jérusalem, avec la trahison de Judas Iscariot!!!