« La naissance des rebellions des années 94 a fait suite à une démission des corps de défense et de sécurité. Cette dernière a conduit le peuple à l’autodéfense. Beaucoup en sont morts et c’est là la signification de cette journée».

Evariste Ndayishimiye : « La journée nationale du combattant devrait être celle de tous les Burundais. »

Telle est la déclaration d’Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du Cndd-Fdd, lors de la journée d’ouverture de la « semaine nationale du combattant ». C’était ce jeudi 16 novembre au siège national du parti.

Cette date correspond, rappelle-t-il, à la signature des accords de cessez-le-feu par le Cndd-Fdd. « N’eussent été ces derniers, l’Accord d’Arusha n’aurait pas réussi ». Il soutient que son parti a retrouvé un pays en ruine et qu’il l’a relevé.

D’après M. Ndayishimiye, cette journée devrait être celle de tous les Burundais et non des Bagumyabanga seulement. Il appelle les membres de son parti au « patriotisme qui implique l’obéissance aux décisions des autorités à défaut de quoi on devient traître.» Il les invite à « ne pas constituer un obstacle au lieu d’être une solution. »

Evariste Ndayishimiye a martelé que le Burundi est désormais « totalement indépendant ». Et ce, à la suite du retrait définitif du traité de Rome, le 27 octobre dernier.

La clôture de la « semaine nationale du combattant » est prévue ce samedi 18 novembre, en commune Rugombo de la province Cibitoke.