Pour le dialogue inter burundais d’Arrusha, nous y allons mais «Nous connaissons la ligne rouge à ne pas franchir»Léonce Ngendakumana

Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Frodebu, indique que ce dernier sera bel et bien représenté à Arusha. Pour rappel, la médiation a récemment convoqué du 26 novembre au 8 décembre pour la 4ème session du dialogue.

Selon lui, le dialogue et les négociations constituent des lignes directrices de son parti pour la résolution des conflits. Il évoque une avancée de la part de la facilitation. Lors de la session de février, indique-t-il, le président Mkapa a présenté un agenda dont les participants ont enrichi en quatre points : « Puisque nous savons l’agenda et que nous sommes invités, il n’y a aucune raison qu’on ne soit pas présent à ce rendez-vous. »

Cet ancien président de l’Assemblée nationale rappelle que son parti s’est toujours présenté aux pourparlers. Il soutient tout de même que le Frodebu n’est pas en conflit avec le Cnared dont il est membre : « Nous connaissons la ligne rouge qu’il ne faut pas franchir. »

Avant de confier que la plateforme des partis politiques en exil est aussi en pourparlers avec la médiation. « Je ne crois pas que le Cnared est contre les négociations. »

Abel Gashatsi, président du parti Uprona, espère que de cette session pourra sortir des conclusions pouvant sortir le pays de la crise. Il appelle au dynamisme des uns et des autres dans la lecture de la situation qui prévaut au Burundi.

M. Gashatsi parle de la nécessité de préparer les élections de 2020 : «Les réalités de 2015 ne sont pas celles d’aujourd’hui. » Il évoque une amélioration sur le plan sécuritaire.

Pour le Cnared, le but de la prochaine session est de consacrer l’enterrement de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation.

Pour rappel, l’Accord d’Arusha a été signé le 28 août 2000.