Burundi-Éducation : LES ÉTUDIANTS DES UNIVERSITÉS PUBLIQUES ET PRIVÉES MENACENT D’ENTAMER UN MOUVEMENT DE GRÈVE UNE FOIS UNE NOUVELLE LOI SUR L’ÉQUIVALENCE DES DIPLÔMES ACADÉMIQUES NE SERAIT PAS ÉTABLIE.

Depuis l’an 2012, le Gouvernement Burundais a introduit de nouvelles réformes éducatives pour se conformer à la formation académique dispensée dans les universités tant de la sous-région que celles du monde entier.

Dans le temps, les licenciés désirant poursuivre leurs études à l’étranger avaient un problème car ils devaient présenter un document attestant l’équivalence de leurs diplômes de licence avec celui de baccalauréat utilisé partout dans le monde. C’est dans cette optique que le système de licence (LMD) a été remplacé par celui de baccalauréat (BMD) reconnu internationalement.

Le paradoxe dans cette réforme initiée par le gouvernement burundais est que ce dernier refuse d’accorder l’équivalence académique entre le diplôme de baccalauréat et celui de licence délivrés au Burundi alors qu’il l’accorde facilement à ceux qui présentent des diplômes de baccalauréats délivrés à l’étranger. De ce qui précède, on ne cesse de se demander si les enseignants du Burundi sont moins qualifiés par rapport à ceux de la sous-région. A indiqué un des représentants de ces étudiants.

Vous saurez que la seule réglementation régissant les lauréats du baccalauréat au Burundi leurs accorde une équivalence administrative comme s’ils ne méritaient pas l’équivalence académique ou comme si c’est une faveur qui leur sera faite dans la fonction publique.

Cette équivalence administrative cause malheureusement des mécontentements dans cette communauté estudiantine car, elle est vue comme une injustice notoire puisque c’est une infine portion de ces lauréats qui parvient à être embauchée à la fonction publique. Pire encore, même ceux qui vont chercher du travail dans le secteur privé sont souvent bloqués suite à cette mauvaise législation. Et d’ailleurs, jusqu’à l’heure actuelle, ces diplômes de baccalauréats restent enfermés dans les tiroirs du ministère de l’éducation. Les lauréats de ce nouveau système viennent de passer plus de deux ans dans une attente sans fin.

Pour toutes ces formes d’injustice découlant de la négligence du ministère de tutelle, les associations des étudiants des universités tant publiques que privées, constatent que cette réforme n’en est pas une, plutôt, selon toujours ces étudiants, elle constitue un autre moyen de maltraiter et briser la jeunesse burundaise.

Pour ce fait, ces étudiants menacent d’organiser un mouvement de revendication et envisagent de boycotter les auditoires jusqu’à la mise en place d’une loi portant équivalence académique entre le diplôme de baccalauréat et celui de licence.

Ils en appellent également à tous les burundais ; acteurs politiques, la société civile, les syndicats des enseignants, et les medias indépendants ; de continuer à pousser les cris d’alarme pour que le gouvernement burundais cesse d’enterrer l’avenir de cette jeunesse.