Le président sur l’estrade : « Nous mettons en garde ceux qui seront tentés de faire obstacle ou faire échouer cette activité, en actes ou en paroles, qu’ils sachent que c’est une ligne rouge à ne pas dépasser ! »
Le chef de l’Etat a lancé solennellement, le 12 décembre à Bugendana, la campagne pour le référendum de la Constitution de la République. Un événement qui a suscité des polémiques.
A la place longtemps destinée à la construction de l’aéroport international, la population était au rendez- vous depuis le matin du 12 décembre 2017. Pas de signes distinctifs des partis politiques comme c’était habituel au cours des cérémonies.
Tout l’exécutif réuni, parlementaires, la plupart des partis politiques et société civile, diplomates et simples citoyens, tous attendaient, certains avec impatience l’allocution du président.
Dans son discours, Pierre Nkurunziza est revenu sur les raisons qui, selon lui, justifient la révision de la Constitution actuelle. « Les partis politiques, la société civile ainsi que la population, à travers le dialogue inter burundais, tous avaient souhaité que la constitution soit révisée.»
Il a aussi expliqué les raisons qui ont motivé ce projet de révision de la constitution par voie référendaire.
« Certains articles de la Constitution actuelle ne sont plus compatibles avec le temps que nous vivons que ce soit au niveau national ou régional. C’est dans cette optique que nous avons pris acte des demandes de la population burundaise pour la réviser.»
Pierre Nkurunziza a souligné que seuls quelques articles ambigus vont être retouchés.
« Les articles en rapport avec la démocratie, la protections des minorités, la paix et la sécurité, les libertés politiques des opposants, la souveraineté nationale ne sont pas concernés par cette révision. » C’est ainsi qu’il a invité tous les citoyens sans exception à participer à cette activité citoyenne. Mais avec une mise en garde :
« Nous profitons de cette occasion pour mettre en garde ceux qui seront tentés de faire obstacle ou faire échouer cette activité en actes ou en paroles. Qu’ils sachent que c’est une ligne rouge à ne pas dépasser. J’appelle les autorités de la base jusqu’ au sommet d’être vigilantes et être prêtes à traduire devant la justice ces personnes. »
