
Le président sud-africain a ouvert samedi la réunion du Congrès national africain, qui doit élire son successeur, en déplorant les divisions et le déclin de son parti.
Le très controversé président Jacob Zuma a donné, samedi 16 décembre, le coup d’envoi de la conférence élective qui doit désigner son successeur à la tête du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud. Face aux délégués de son parti, plus divisés que jamais par des luttes intestines et une litanie de scandales de corruption, le président sortant a tenu à régler ses comptes, alors même que l’ANC joue sa survie.
« J’ai fait de mon mieux », s’est risqué Jacob Zuma, dans son ultime adresse en tant que chef de parti, aux près de 5 000 délégués réunis à Johannesburg jusqu’à mercredi. L’expression de ses regrets n’ira pas plus loin. Confronté à l’érosion de son électorat et à la défiance générale, l’ANC est en mauvaise posture pour les prochaines élections de 2019. Deux camps irréconciliables doivent départager dans les prochains jours Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ex-femme du président, et Cyril Ramaphosa, le vice-président, tous deux favoris d’une course très serrée pour succéder au président de 75 ans.