UE -Burundi: «Le processus de révision constitutionnelle va à contre-courant des efforts de concertation»

«Le lancement d’un processus de révision constitutionnelle de manière unilatérale par le gouvernement comporte plusieurs risques». Telle est la déclaration de Catherine Ray, porte-parole de l’Union européenne en charge des affaires étrangères, ce vendredi 15 décembre.

Elle fait savoir qu’il va à contre-courant des efforts de concertation pour la sortie de la crise. En outre, il pourrait conduire à l’abandon «des dispositions clés» de l’Accord d’Arusha. Et de soutenir que cet accord signé en Août 2000 reste le principal instrument pour la paix et la stabilité du Burundi et de la région.

Mme Ray appelle au dialogue inclusif : «entre tous les acteurs burundais». Elle est la seule voie possible, dit-elle, pour établir une solution durable à la crise. Elle réaffirme le soutien de l’UE à la médiation. Cependant, elle déplore que la récente session n’ait pas aboutit à des conclusions conjointes.