La mission diplomatique « résidente » du Burundi en Norvège est actuellement « en instance de fermeture » dans une perspective de restructuration diplomatique burundaise, a annoncé jeudi à Bujumbura Bernard Ntahiraja, assistant du ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale.
M. Ntahiraja, qui s’exprimait par voie de presse, a précisé d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une rupture des relations diplomatiques entre le Burundi et la Norvège ; mais plutôt d’une décision prise par le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza, dans le cadre de la mise en œuvre d’un processus national de « restructuration » du secteur de la représentation diplomatique burundaise à l’étranger.
« Certes, le Burundi a pris une mesure de fermer sa mission diplomatique résidente à Oslo (Norvège) ; mais l’ambassade restera fonctionnelle. Cette décision se fonde sur le fait que le Burundi veille à la restructuration de sa couverture diplomatique à l’étranger. J’en profite pour souligner que ce n’est pas une rupture des relations diplomatiques. En effet, le Burundi garde ses relations diplomatiques avec la Norvège ; néanmoins, son ambassadeur ne sera pas résident dans ce pays comme c’était le cas auparavant », a-t-il clarifié.
Les relations diplomatiques burundo-norvégiennes continueront bel et bien comme à l’accoutumée, a-t-il insisté.
« Car, même les compatriotes qui auront besoin de l’un ou l’autre service consulaire, pourront s’adresser à l’ambassade du Burundi auprès de la Norvège ; mais qui, certainement, aura une résidence dans un autre pays autre que la Norvège », a expliqué M. Ntahiraja.
Ce changement est seulement lié à la décision de l’Etat du Burundi relative à la restructuration de sa couverture diplomatique, a-t-il renchéri.
« Ce n’est nullement donc la Norvège qui a pris la mesure de faire quoi que ce soit ou de chasser quiconque. Je tiens donc à préciser qu’on n’est pas en situation de rupture de relations diplomatiques. En effet, la Norvège continuera à être couverte par une représentation diplomatique burundaise, qui ne sera pas résidente dans ce pays », a-t-il martelé.
Signalons que dans ce cadre de restructuration de la représentation diplomatique burundaise à l’étranger, M. Ntahiraja n’a pas écarté l’éventualité selon laquelle le Burundi pourrait dans le futur, fermer l’une ou l’autre ambassade résidente. « En cas de prise d’une telle décision, on le saura le moment opportun ; mais, il ne serait pas surprenant, que le Burundi, dans ce cadre de restructuration diplomatique, puisse fermer telle ou telle autre ambassade ».
