Joseph BIROLI
Il a été le premier étudiant africain choisi par la Belgique dans les territoires sous son contrôle (Congo-Belge, Ruanda – Urundi) pour suivre des études universitaires en Belgique. Il était burundais.
Joseph Biroli est né le 28 mai 1929 à Kayanza, au Burundi. Après ses études primaires à Kayanza, puis secondaires au Groupe Scolaire d’Astrida (Butare, au Rwanda), il est choisi par l’Administration belge pour aller suivre des études universitaires en Belgique, en 1949. Il obtiendra avec mention distinction, en juillet 1953, une licence en sciences politiques et coloniales à l’INUTOM (à Anvers). Par la suite, il s’inscrit à l’Université catholique de Louvain (UCL) où il obtient, en septembre 1956 et encore une fois avec mention distinction, une licence en sciences économiques. Par la suite, il suivra des cours à la Oxford College et participera à un bref séminaire international à l’Université de Harvard, en 1957 (ce dont il profita de son séjour de près de 3 mois aux Etats-Unis).
En 1960, après l’accession du Congo-Belge à l’indépendance, il rentre au Burundi et devient président du Parti Démocrate Chrétien (PDC), fondé par son frère Jean Baptiste Ntidendereza et Louis Barusasiyeko. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il participera, à partir de septembre 1960, comme porte-parole de la délégation du Burundi, au Colloque qui se tient à Bruxelles pour discuter de la question de l’indépendance du Burundi.
Quelques mois plus tard, en octobre 1961, Joseph Biroli est accusé d’implication dans le meurtre du prince Rwagasore, le héros de l’indépendance du Burundi. Condamné à la servitude pénale à perpétuité, il se trouve en prison lorsque le Burundi devient indépendant, en juillet 1962. C’est à ce moment-là que le Gouvernement dirigé par l’UPRONA organise un nouveau procès qui aboutit à la condamnation à mort de tous les prisonniers. Joseph Biroli sera pendu le 15 janvier 1963 vers 10h30, en public, dans le stade de Gitega.