Barandagiye : «Gare à ceux qui ne veulent pas contribuer pour les élections de 2020»

La réponse donnée samedi 13 janvier par le ministre de l’Intérieur aux plaintes de la Confédération des syndicats du Burundi (Cosybu) est sans équivoque : «Nous comptons faire un dialogue avec les syndicalistes. Mais, qu’ils ne prétendent pas faire une entorse au processus de contribution».

Selon lui, «ce sont les Burundais, eux-mêmes qui ont proposé de pouvoir donner leurs contributions aux élections». Le ministre Barandagiye évoque le dialogue organisé à l’endroit de la population par la CNDI. Avant de soutenir que c’est un processus d’ailleurs habituel: « C’est un exercice qui a eu lieu par le passé».

En outre, poursuit-il, la Constitution demande à tout un chacun de soutenir la promotion de la démocratie. Il serait donc incompréhensible de s’y soustraire. Ceci au moment où « même les étrangers » contribuent pour les élections au Burundi. Il invite cependant ceux qui auraient un motif ’’pour se dérober à ce devoir citoyen’’ de le lui signaler par une correspondance.

Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, appelle au respect de la loi. En effet, souligne-t-il, la Constitution, la loi des finances publiques et la loi communale sont claires par rapport à de telles contributions. Il indique que la «contribution aux élections» est prévue dans les lois budgétaires depuis 2016.

Pour cet activiste de la société civile, la ’’collecte forcée’’ ne va pas atteindre de bons résultats. Il exhorte le gouvernement et les syndicats au dialogue social.

Pour rappel, les syndicats de la santé SNTS et le Synapa ont aussi sorti un communiqué conjoint mercredi 10 janvier. Ils dénoncent le caractère «obligatoire» de ces contributions et sollicitent un dialogue.