Un lycée, situé à 50 km au sud de Johannesburg, est depuis trois jours au centre de l’attention : une rixe locale a rouvert les plaies de l’apartheid.
Devant le lycée sud-africain Hoërskool Overvaal, deux rubans jaunes de police, qui délimitent un no man’s land, entravent la route. D’un côté du ruban, des parents d’élèves blancs, épaulés en nombre par des membres de leur communauté, font le piquet. De l’autre côté, des parents d’enfants noirs protestent contre le refus de l’établissement d’accepter leur progéniture. Dans ce lycée situé à 50 kilomètres au sud de Johannesburg, depuis trois jours au centre de l’attention en Afrique du Sud, une rixe locale dégénère en débat national, et rouvre les plaies de l’apartheid.
Alors que l’été austral bat son plein, les élèves sud-africains ont fait leur rentrée mercredi 17 janvier. Mais à Vereeniging, une bourgade d’apparence calme entourée par des champs, la route longeant le principal lycée public s’est muée en véritable champ de bataille : injures racistes, manifestants bousculés et blessés, militants arrêtés, camion de police incendiée…