«Il est inimaginable et condamnable que des gens soient intimidés et sauvagement arrêtés parce qu’ils n’appartiennent pas au parti au pouvoir », lit-on dans le communiqué du groupe parlementaire de la Coalition « Amizero y’Abarundi » sorti ce jeudi 18 janvier.
Selon Pierre-Célestin Ndikumana, président de ce groupe, plus de 40 membres de sa coalition ont été « arbitrairement » arrêtés et emprisonnés. Cela depuis le lancement de la campagne d’explication du projet de loi Fondamentale : «C’était sur base de fausses accusations selon lesquelles ils seraient en train de sensibiliser contre la nouvelle Constitution».
Sur ce, M. Ndikumana rappelle l’esprit du référendum. «Il n’est rien d’autre qu’un vote par lequel les citoyens peuvent approuver ou rejeter une mesure proposée». Ainsi, tout «citoyen» a le droit d’approuver ou de désapprouver le projet de révision de Constitution en cours.
En outre, ce député parle de la recrudescence de la violence verbale à travers les discours de certaines autorités. Notamment à l’encontre d’Agathon Rwasa, président de cette coalition, en ce moment premier vice-président de l’Assemblée nationale : «Les écarts de langage observés ces derniers jours vont jusqu’à le considérer comme un étranger dans son propre pays».
Et d’ajouter que d’autres en arrivent à nier «publiquement» sa qualité d’être un élu du peuple. «Ce qui remet en cause la légitimité de toute l’institution».
Le groupe parlementaire de la coalition «Amizero y’Abarundi» demande au gouvernement de mettre tous les Burundais à «l’abri de la peur et de la discrimination».