Ils font des réflexions et mènent des études sur des politiques publiques consacrées à la promotion des marchés libres dans la région des Grands-Lacs africains. Ils promeuvent des initiatives entrepreneuriales des jeunes.
Eux, ce sont les jeunes réunis au sein du ’’Centre For Development and Enterprises Great Lakes’’. Ils sont Burundais, Congolais et Rwandais. Ils travaillent en réseautage pour le développement de leur région.
Selon eux, il est difficile de concrétiser leur objectif tant que les principes d’une société libre et de marché libre ne sont pas vulgarisés. Ceux-là constituent un canal vers la prospérité. Ils cultivent la responsabilité des gens.
Ce vendredi 19 janvier, à Bujumbura, ils échangeaient notamment sur les obstacles auxquels l’entrepreneuriat fait face dans la région. Tous conviennent que les gouvernements ne peuvent plus donner du travail à tout le monde.
«Cependant, par le biais de petites et moyennes entreprises, il est possible de construire des économies dynamiques», a-t-il indiqué Aimable Manirakiza, président de ce groupe de réflexion constitué en majorité de jeunes.
Et aussitôt de lâcher : «Ces entreprises ne peuvent pas durer quand les gouvernements garde une main mise sur elles». Ce jeune nourri aux mamelles libertaires ne refuse pas tout de même le droit de regard de l’Etat sur le fonctionnement des entreprises : «Seulement, le contrôle doit être limité».
Il insiste sur l’innovation et l’originalité des initiatives : «L’entrepreneuriat suppose l’amélioration. Il ne faut pas que nous entreprenions ce qui existe déjà». Cela pour être concurrentiel sur le marché.
Le changement par la recherche scientifique
Pour atteindre un bon nombre de gens, cette organisation privilégie la voie de l’écriture, sans toutefois ignorer d’autres voies dont la tenue des conférences et des séminaires.
M. Manirakiza confie que son organisation soutiendra les travaux de recherche dont la pertinence sera témoignée par le comité scientifique de ce Think tank.
Il tient à souligner qu’ils sont politiquement non partisans : «Nous ne sommes ni de l’opposition ni de la mouvance présidentielle. Nous voulons seulement contribuer par des travaux de recherche». C’est sur base des résultats de leurs études que les autorités sauront ce qu’il faut faire pour améliorer le train-train des habitants de la région.
Un site pour la publication des travaux a été créé. Landry Korineza, Burundais, indique que ce moyen permettra aux jeunes des trois pays de donner leur contribution à la lutte contre les barrières de la prospérité et d’opportunité dans la région des Grands- Lacs : «Les autorités pourront s’en inspirer parce que nous écrirons sur base de nos observations dans la société».
Les travaux de cette organisation porte essentiellement sur le libre-échange, le marché libre, la propriété privée, la liberté individuelle.