Burundi: Lancement du «dialogue» sur la contribution aux élections

«Tous les travailleurs veulent contribuer aux élections mais ils demandent que les prélèvements se fassent selon le revenu de chacun», a fait savoir Tharcisse Gahungu, président de la confédération des syndicats du Burundi (Cosybu).

C’était ce 25 janvier au sortir du dialogue des syndicalistes avec les ministères de l’Intérieur, des Finances et celui de la Fonction Publique.

Selon lui, la contribution en soi est une bonne initiative. Mais, souligne-t-il, si elle tient compte du statut social et des salaires mensuels des fonctionnaires. C’est pour cette raison qu’il se réjouit du lancement de ce dialogue : «On s’attend à un processus qui aboutit à un consensus satisfaisant pour toutes les parties».

Ce syndicaliste soutient que les autorités n’ont pas considéré les disparités. Comment se fait-il qu’un fonctionnaire qui touche 200 mille Fbu contribue mensuellement 2000Fbu comme celui dont le salaire est de 100001Fbu ? Pourtant, tient-il à ajouter, celui qui gagne 200001 Fbu va payer 5000Fbu par mois : «Il devrait y avoir un pourcentage commun».

Domitien Ndihokubwayo, ministre des Finances, salue l’initiative de dialogue des syndicats. Cependant, il déplore que les Burundais veuillent toujours de l’assistance pour le développement. Il soutient que les élections sont plus importantes que les écoles ou les hôpitaux.

M. Ndihokubwayo fait savoir que la contribution aux élections implique la promotion de la démocratie : «Tout Burundais est appelé à s’en acquitter pour la sauvegarde de la paix et de la démocratie». C’est un devoir civique et patriotique. Le Burundi appartient seulement aux Burundais.

«Aucun étranger ne pourra venir le construire à la place des Burundais ». Et de souligner que les élections profitent plus au peuple qu’aux dirigeants.

Selon lui, le budget électoral n’a pas été établi. Le gouvernement est en train de faire des calculs pour savoir le montant nécessaire.