
Alors que le sort de l’actuel chef de l’Etat, Jacob Zuma, reste en suspens, le successeur dont avait rêvé Nelson Mandela a pris des habits de président lors d’un discours au Cap, dimanche, jour anniversaire de la libération de l’icône sud-africaine.
En Afrique du Sud, l’année 2018 est celle du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Dans un pays déboussolé, suspendu à un possible départ du pouvoir de son président, Jacob Zuma, avant le terme de son mandat, un homme semble ressusciter la flamme du grand Madiba (nom de clan de Mandela), décédé en 2013. Cet homme, c’est Cyril Ramaphosa, devenu président du parti présidentiel, l’ANC (Congrès national africain), en décembre.
Il œuvre désormais au départ de M. Zuma, qui résiste de toute son énergie alors que le pouvoir lui échappe. Cyril Ramaphosa, qui compte lui succéder très vite, peut-être dans les jours à venir si leurs tractations secrètes aboutissent, s’est efforcé de mener cette opération dans l’ombre. Le nouvel homme fort de l’ANC est discret et aime garder ses cartes tout près du torse, le visage indéchiffrable, la parole rare.