Un avion de ligne iranien qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj s’est écrasé à cinq cents kilomètres environ de la capitale dimanche matin.
Un avion de ligne iranien s’est écrasé, dimanche 18 février, dans une région montagneuse du sud-ouest de l’Iran, a indiqué un porte-parole de la compagnie iranienne Aseman Airlines. La zone étant difficile d’accès pour les secours, on ignore encore le sort des soixante-six personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil, bien que la compagnie aérienne ait annoncé dans un premier temps que les chances de retrouver des survivants étaient très faibles.
L’avion qui assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj (sud-ouest) dans la province d’Ispahan, « s’est écrasé dans la région de Semirom », a déclaré à l’agence de presse Fars le chef des services nationaux de secours. L’appareil, un ATR-72, transportait soixante passagers dont un enfant, ainsi que six membres d’équipage
On ignore dans l’immédiat les causes exactes du crash, mais une tempête de neige s’abattait sur la région ces dernières heures. L’appareil s’est écrasé sur le mont Dena, dans la chaîne montagneuse Zagros, à environ 500 kilomètres de Téhéran et à moins de 25 kilomètres de sa destination.
Le relief montagneux complique les secours
Une douzaine d’équipes de secours du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans la région de l’accident. « En raison du relief montagneux, il n’est pas possible d’envoyer des ambulances », a toutefois précisé, le porte-parole des services de secours à l’agence de presse iranienne Isna. Un hélicoptère qui a tenté d’atteindre le lieu de l’accident n’a pas pu atterrir en raison des mauvaises conditions météorologiques, selon les services d’urgence à la télévision publique.
Le dernier accident grave d’un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d’un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de l’aéroport de Mehrabad, dans le sud de Téhéran. L’avion effectuait une liaison intérieure entre Téhéran et la ville de Tabass (est).
Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s’était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts. Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les Etats-Unis, l’ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d’acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste.