Syrie: Réunion en urgence à l’ONU mercredi après l’échec du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale

La tentative d’instauration d’un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, décrété à l’unanimité de 24 février, n’a pas fonctionné…

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence et à huis clos mercredi à 15 heures pour discuter de la Syrie. A l’origine de cette réunion, la France et le Royaume-Uni, qui avaient réclamé une rencontre en urgence.

Le convoi d’aide humanitaire abrège sa mission dans la Ghouta en plein bombardements

Cette réunion se tient « en raison de la détérioration de la situation sur le terrain en Syrie et l’absence de mise en œuvre » de la trêve d’un mois exigée par le Conseil de sécurité le 24 février, a précisé un diplomate.

Les rebelles armés autorisés à quitter mardi l’enclave de la Ghouta orientale

La nouvelle réunion de la plus haute instance de l’ONU se tiendra alors que l’armée russe, qui soutient le régime syrien, a annoncé autoriser les rebelles armés, et pas seulement les civils, à quitter mardi l’enclave de la Ghouta orientale. Elle surviendra également alors que des informations sur des attaques présumées au chlore sont régulièrement évoquées dans cette enclave rebelle aux abords de Damas.

A l’issue d’un entretien téléphonique vendredi entre les présidents français et américain, l’Elysée a affirmé dans un communiqué que « la France et les Etats-Unis ne toléreront pas l’impunité » en cas « d’utilisation avérée » d’armes chimiques en Syrie. Selon le quotidien Washington Post, la Maison Blanche réfléchirait actuellement à de nouveaux raids aériens contre l’armée syrienne comme ceux menés en avril dernier après une attaque chimique en Syrie.

Les forces ont continué leur percée dans la partie rurale de la Ghouta

Mardi, le régime syrien a poursuivi ses frappes aériennes contre la partie rebelle de la Ghouta orientale et ses forces ont continué leur percée rapide dans la partie rurale de l’enclave assiégée.

La veille au soir, un convoi humanitaire entré dans l’enclave rebelle avait dû abréger sa mission de distribution d’aides en raison de bombardements dans le secteur de Douma, également visé mardi par des frappes.