Un agent de sécurité israélien a été poignardé dimanche dans la Vieille ville de Jérusalem et il est décédé à l’hôpital où il avait été admis, grièvement blessé. Le Palestinien qui l’a poignardé a ensuite été abattu par un policier.
Un Palestinien a poignardé au torse un agent de sécurité israélien, aujourd’hui, dans la Vieille ville de Jérusalem, occupée depuis 1967 par Israël et revendiquée par les Palestiniens. L’agresseur, âgé de 28 ans, a été abattu par un policier. Hospitalisée dans un état grave, la victime est décédée en fin de journée.
Selon le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, l’assaillant est un Palestinien originaire de Cisjordanie occupée : il s’agit d’Abdelrahmane Fadel, père de deux enfants et résident du village d’Aqraba, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.
Cette attaque intervient deux jours après une attaque à la voiture bélier menée par un Palestinien, près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Deux Israéliens avaient été tués et deux autres blessés. Les attaques anti-israéliennes se sont succédé à un rythme quasi quotidien pendant des mois à partir à partir d’octobre 2015, avant de s’espacer début 2016, mais sans jamais cesser.
Sans provoquer l’embrasement redouté, la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, annoncée le 6 décembre, a ainsi entraîné un regain de violences : au moins 32 Palestiniens et quatre Israéliens ont été tués depuis lors.
Tensions
Les tensions sont également montées d’un cran à la frontière entre Israël et l’enclave palestinienne de la bande de Gaza. L’armée israélienne a annoncé avoir attaqué dans la nuit de samedi à dimanche une structure souterraine du Hamas dans la bande de Gaza et détruit un tunnel en cours de construction qui aurait pu servir à des attaques.
Ces attaques lancées après l’explosion samedi d’un engin piégé le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, n’ont pas fait de victime, selon l’armée. Il s’agissait de la troisième explosion d’un engin piégé à la frontière depuis jeudi.
Le Hamas a estimé que les opérations israéliennes visaient à « effrayer » les Palestiniens avant les manifestations prévues fin mars le long de la frontière. Israël « subira toutes les conséquences de son escalade« , a affirmé le porte-parole du Hamas, Fawzy Barhoum. A partir du 30 mars, des Gazaouis projettent de dresser pendant six semaines des centaines de tentes près de la frontière avec Israël en signe de soutien aux réfugiés palestiniens.
Cessez-le-feu tendu
Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu tendu de part et d’autre de la barrière depuis la guerre de 2014, la troisième en six ans dans l’enclave. Cette trêve est régulièrement ébranlée, notamment par des tirs de projectiles en provenance de l’enclave palestinienne vers Israël, qui riposte systématiquement en prenant pour cibles des positions du Hamas, même si les roquettes sont communément attribuées à d’autres groupes de Gaza.
Quatre soldats israéliens avaient été blessés le 17 février dans l’explosion d’un engin à la frontière, provoquant une riposte israélienne. La bande de Gaza est soumise depuis une décennie à un sévère blocus de la part d’Israël.