
Il y a une année, lors du 23 ème anniversaire de la mort du Président NTARYAMIRA Cyprien, le chef de sa sécurité sortait de son silence en livrant une interview. Cette sortie médiatique a choqué plus d’un burundais.
En effet, toute personne avisée a compris le sens de cette sortie médiatique. Elle avait des allures de « dédouanement ». On sentait que NGENDAHAYO Déo voulait se décharger d’un fardeau qu’il traine depuis presque un quart de siècle. Le pire c’est qu’il n’a fait que détourner la vérité.
En ce 24 ème anniversaire, une année après, il récidive en accusant les organisateurs du mini-sommet auquel venait de participer le président comme quoi ils étaient au courant de l’attentat. Après les regrets maintenant les accusations. L’année prochain ça sera quoi ?
Sincèrement c’est prendre les burundais pour des enfants. Comment un chef de la sécurité du président peut laisser un ministre de la communication prendre sa place dans l’avion ? Comment un responsable, au plus haut niveau, de la sécurité présidentielle peut accepter aussi facilement de laisser le président s’embarquer dans un avion qu’il n’a même inspecté au préalable ? Et bien d’autres questions …
D’après les sources des enquêteurs, NGENDAHAYO Déo savait très bien ce qui se tramait autour du président rwandais. Le président zaïrois avait prévenu son homologue rwandais et cela devant la délégation burundaise. NGENDAHAYO Deo était présent.
Rien ne peut expliquer pourquoi le chef de la sécurité du président NTARYAMIRA à céder la place à quelqu’un d’autre, qui ne fait même pas partie du système de sécurité, sinon qu’il savait !
Il faut rappeler ici qu’à l’époque les deux frères NGENDAHAYO c’est-à-dire Déo et Jean Marie (ministre des relations extérieures) étaient comme les frères NYAMITWE d’aujourd’hui. Ils savaient tout !