Syrie : Moscou échoue à faire condamner les frappes au Conseil de sécurité de l’ONU

Le projet de résolution russe entendait condamner les frappes occidentales en Syrie. La France fait circuler un nouveau texte pour sortir « de l’impasse syrienne ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence, samedi 14 avril, à la demande de la Russie, mais Moscou a échoué à faire condamner les frappes occidentales en Syrie lors du vote d’un projet de résolution. La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le texte, huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus.

Le projet de texte russe, de cinq paragraphes, dénonçait la survenance des frappes occidentales tôt samedi alors qu’une mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouve en Syrie pour réunir des éléments sur les attaques chimiques présumées du 7 avril à Douma.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, avait vivement dénoncé les attaques aériennes américaines, françaises et britanniques. « Vos agressions aggravent la situation humanitaire » en Syrie, a-t-il dit. « Vous n’êtes pas sortis du néo-colonialisme », a-t-il aussi lancé, en estimant que Washington, Londres et Paris avaient « foulé au pied la Charte de l’ONU ».

« J’ai parlé au président [Trump] ce matin, il a dit que si le régime syrien continue d’utiliser ce gaz toxique, les Etats-Unis sont prêts à dégainer de nouveau », a pour sa part menacé l’ambassadrice des Etats-Unis Nikki Haley devant le Conseil de sécurité. Elle a réaffirmé que les Etats-Unis étaient dans leur droit pour mener des attaques aériennes en Syrie.

En début de réunion, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé les membres du Conseil de sécurité à « agir en accord avec la Charte des Nations unies et dans le cadre du droit international » lorsqu’il est question de « paix et sécurité ».

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, avait vivement dénoncé les attaques aériennes américaines, françaises et britanniques. « Vos agressions aggravent la situation humanitaire » en Syrie, a-t-il dit. « Vous n’êtes pas sortis du néo-colonialisme », a-t-il aussi lancé, en estimant que Washington, Londres et Paris avaient « foulé au pied la Charte de l’ONU ».

« J’ai parlé au président [Trump] ce matin, il a dit que si le régime syrien continue d’utiliser ce gaz toxique, les Etats-Unis sont prêts à dégainer de nouveau », a pour sa part menacé l’ambassadrice des Etats-Unis Nikki Haley devant le Conseil de sécurité. Elle a réaffirmé que les Etats-Unis étaient dans leur droit pour mener des attaques aériennes en Syrie.

En début de réunion, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé les membres du Conseil de sécurité à « agir en accord avec la Charte des Nations unies et dans le cadre du droit international » lorsqu’il est question de « paix et sécurité ».

Les négociations sur ce texte, rédigé par Paris, doivent débuter lundi. Aucune date pour une mise au vote n’est avancée, car la France veut se donner le temps d’une « vraie négociation », selon une source diplomatique. C’est la première fois qu’un texte regroupant les aspects chimique, humanitaire et politique du conflit vieux de plus de sept ans est proposé au Conseil de sécurité.