
Terrorisés par leurs forces de défense et de sécurité et la menace terroriste, plus de 24 500 Burkinabés ont fui leurs villages, dans le nord du pays.
Il y a un mélange de tristesse, de méfiance, de peur et d’incompréhension dans son regard. Ses mains tremblent et se tordent quand il raconte son histoire, « pour que tout ça s’arrête ». Makido Lawol (le nom a été modifié) a fui son village, situé aux alentours de Damba, dans la province du Soum, au nord-ouest du Burkina Faso, depuis quatre mois.
Comme ce grand homme peul au visage émacié, ils sont, selon OCHA, l’Agence de coordination des affaires humanitaires des Nations unies, près de 25 000 Burkinabés à avoir fui leur localité, dans le nord du pays. Pas seulement pour échapper aux djihadistes qui ne cessent de terroriser la région depuis plus de deux ans, mais aussi, selon le propos de ces déplacés, pour se protéger de leurs propres forces de sécurité, militaires, policiers ou gendarmes.