
La convention de 2003 est destinée à mettre en valeur le patrimoine « immatériel » des pays. Elle n’a pourtant pas encore permis de faire reconnaître la richesse culturelle de l’Afrique.
Les montagnes de roches vertes de Barberton Makhonjwa, en Afrique du Sud, et le site archéologique de Thimlich Ohinga, au Kenya, ont un point commun : outre qu’ils se trouvent en Afrique, ils aspirent à rejoindre la liste du Patrimoine mondial établie par l’Unesco.
Sans attendre la réunion du comité, qui aura lieu du 24 juin au 4 juillet à Manama (Bahreïn) pour statuer sur les 31 demandes présentées cette année, le gouvernement de Pretoria s’est déjà vu signifier qu’il devrait patienter avant de prétendre à ce label qui distingue les biens naturels et culturels d’une « valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science ». Nairobi, qui travaille sur son dossier depuis 2010 et a déjà été recalé une fois en 2015, devrait cette fois-ci passer l’obstacle avec succès.