
Le gouvernement et les séparatistes s’accusent mutuellement de diverses violences et de propagation de fausses informations.
Quatre-vingt-quatre militaires et policiers ont été tués dans le conflit qui oppose, depuis fin 2017, forces de sécurité et groupes armés séparatistes dans les régions anglophones du Cameroun, selon un document présenté mercredi 20 juin par le premier ministre, Philémon Yang, qui n’a pas donné le nombre de morts côté séparatistes.
Le gouvernement a en revanche dressé une liste de 14 séparatistes établis à l’étranger et présentés comme « les soutiens [principaux] des réseaux terroristes » via la collecte de fonds « pour l’achat d’armes et le financement des activités terroristes ». Le document affirme en outre que « plus de 120 cas d’incendies d’écoles » par les séparatistes, qui ont à plusieurs reprises appelé à boycotter les établissements scolaires, ont été recensés.