
Le président turc espérait avec ses élections antcipées obtenir un mandat d’hyperprésident taillé sur-mesure aux termes d’une révision de la Constitution adoptée l’an dernier…
« Les résultats non-officiels des élections sont clairs. Selon eux, notre nation m’a confié la responsabilité de président de la République », a déclaré le président, alors que le dépouillement des votes n’est pas terminé.
Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprimait à Istanbul, a également revendiqué la majorité parlementaire pour l’alliance dominée par son parti, l’AKP.
Contestation du côté de l’opposition
Ces déclarations surviennent alors que le principal parti d’opposition, le CHP (social-démocrate), a affirmé que son propre décompte des résultats partiels indiquent qu’un second tour pour la présidentielle est inévitable.
Joie des partisans d’Erdogan
Après les déclarations de Racep Tayyip Erdogan, des concerts d’avertisseurs résonnaient dans les rues d’Istanbul, selon des reporters de l’AFP. Avant même la proclamation du chef de l’Etat, ses partisans avaient commencé à exprimer leur joie en agitant dans les rues des drapeaux turcs.
« La Turquie, avec un taux de participation de près de 90 %, a donné une leçon de démocratie au monde entier », a affirmé Recep Tayyip Erdogan.
Pourquoi ces élections anticipées ?
Le président turc avait convoqué en avril ces élections présidentielle et législatives anticipées initialement prévues en novembre 2019. Ce double scrutin est particulièrement important, car il marque le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l’Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif.
Recep Tayyip Erdogan affirme qu’une telle mesure est nécessaire pour assurer la stabilité au sommet de l’Etat, mais ses opposants l’accusent de vouloir monopoliser le pouvoir avec cette transformation.