
A cinq mois de la présidentielle, l’ONU et l’UA appellent à « un transfert démocratique du pouvoir » en accord avec la Constitution congolaise.
Le président congolais Joseph Kabila s’est engagé à nouveau jeudi 19 juillet à respecter la Constitution de la République démocratique du Congo, sans dire un mot sur son avenir politique, à cinq mois d’une présidentielle censée élire son successeur à la tête du pays qu’il dirige depuis dix-sept ans. La date des élections fixée au 23 décembre 2018 « reste maintenue » et « notre engagement à respecter la Constitution demeure lui aussi non équivoque », a déclaré M. Kabila dans une allocution au Parlement.
« Les élections auront lieu le 23 décembre et le président Kabila respectera la Constitution »
L’organisation des élections en RDC est « une affaire de souveraineté » et par conséquent financée par l’Etat congolais, a-t-il réaffirmé, en vantant son bilan à la tête du pays. Le discours de Kabila était très attendu par la classe politique congolaise et les partenaires de la RDC qui espéraient que le chef de l’Etat dirait un mot sur son avenir politique. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait indiqué que Kabila allait annoncer une série de « décisions importantes ».
Interdiction de se représenter
« Ce ne sont ni les accusations gratuites et infondées, ni les pressions et menaces inconsidérées, des sanctions arbitraires et injustes qui nous détourneront de la voie que nous nous sommes tracée nous-mêmes, volontairement et librement », a précisé M. Kabila. « Aujourd’hui, notre modèle démocratique a fait ses preuves et ceux qui tentaient de s’improviser en donneurs de leçons l’ont bien compris : la République démocratique du Congo, n’ayant jamais donné de leçons à personne, n’est pas disposée d’en recevoir dans ce domaine. Et surtout pas de la part de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs. N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire et non ce qui a été fait », a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans.