Les combats de la coalition internationale contre les derniers combattants du groupe Etat islamique dans la vallée de l’Euphrate en Syrie devraient encore durer « au moins deux ou trois mois », selon le commandant des forces françaises au sein de la coalition, le général Frédéric Parisot.
« Nous sommes encore engagés dans des combats, il y en a pour au moins deux ou trois mois », bien que les derniers combattants de l’EI ne tiennent plus qu’un territoire évalué à « 30 kilomètres sur 10 », a indiqué le général Parisot au cours d’une téléconférence avec des journalistes du Pentagone.
Vallée de l’Euphrate
La zone encore contrôlée par l’EI est située dans la vallée de l’Euphrate, entre les villes de Hajin et de Boukamal, dans la province de Deir Ezzor (est), a-t-il précisé, évaluant le nombre de combattants de l’EI restants à « quelques centaines ».
« La fin » de Daesh
« Dans les prochaines semaines, nous espérons nous débarrasser de cette base », a ajouté le responsable militaire, qui représente la France auprès du commandement de la coalition internationale anti-EI sous direction américaine. « Ce sera la fin de tout territoire possédé par Daesh ou contrôlé par Daesh », a-t-il ajouté.
Présence militaire
Une fois l’existence physique de l’ex-« califat » de l’EI en Syrie et Irak en complètement éliminée, les forces de la coalition internationale contre l’EI resteront sur place pour s’assurer que les jihadistes ne peuvent pas se réorganiser, a-t-il ajouté. En coopération avec l’armée irakienne et avec les Forces démocratiques syriennes –coalition de combattants arabo-kurdes alliée des Etats-Unis en Syrie–, « nous voulons nous assurer qu’ils ne pourront pas se regrouper à nouveau ».
Les éliminer « tous »
« Il y aura évidemment une transition, une transition lente », a-t-il ajouté. « Tout ceci ne se fera pas du jour au lendemain ». « Un combattant de l’EI est un combattant de trop », a-t-il poursuivi. « Nous voulons nous assurer que nous les tuons tous ».
Derniers bastions
Le groupe jihadiste a été chassé de l’essentiel des vastes territoires qu’il avait conquis en 2014 en Irak et en Syrie. Les jihadistes conservent cependant une présence dans le Sud-Ouest, où ils sont la cible de raids du régime syrien et son allié russe. Des cellules sont également actives dans la province d’Idleb (nord-ouest syrien) et dans le désert en Irak, à la frontière avec la Syrie.