
L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.
« Nous sommes entre le marteau et l’enclume » : déjà sous la menace d’une multitude de groupes armés, les habitants de Mangina se retrouvent maintenant en première ligne de la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC). C’est dans cette bourgade rurale du Nord-Kivu, à 30 km au nord-ouest de Beni, la capitale provinciale, que l’épidémie a été signalée le 1er août, après six morts au sein d’une même famille.