Aucun des trois grands candidats à la présidentielle du 23 décembre ne semble disposé à consentir une défaite, au risque de provoquer l’embrasement du pays.
Une jeune femme vêtue d’une jolie robe verte gît à plat ventre sur le sol argileux. Un filet de sang s’échappe de son crâne. Elle est morte d’une balle tirée en marge du meeting de l’un des leaders de l’opposition, Martin Fayulu, mercredi 12 décembre à Kalemie, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Trois autres civils ont été tués par des balles qui auraient été tirées par les forces de sécurité, la veille à Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga, où le convoi du candidat a été attaqué, selon les Nations unies. Tels des martyrs, leurs corps sont exposés sur les réseaux sociaux.