Texte du jour

Textes du jourjeudi 15 septembre 2016

Les Lectures du Jour

Lettre aux Hébreux 5,7-9. 

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.

Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance 

et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel, 

Psaume 31(30),2-3a.3bc-4.5-6.15-16.20. 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; 

garde-moi d’être humilié pour toujours. 

Dans ta justice, libère-moi ; 

écoute, et viens me délivrer. 

Sois le rocher qui m’abrite, 

la maison fortifiée qui me sauve. 

Ma forteresse et mon roc, c’est toi : 

pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis. 

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;

oui, c’est toi mon abri. 

En tes mains je remets mon esprit ; 

tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. 

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, 

je dis : « Tu es mon Dieu ! » 

Mes jours sont dans ta main : délivre-moi

des mains hostiles qui s’acharnent. 

Qu’ils sont grands, tes bienfaits ! 

Tu les réserves à ceux qui te craignent. 

Tu combles, à la face du monde, 

ceux qui ont en toi leur refuge. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,25-27. 
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. 

Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 

Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 

Le Commentaire du Jour

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d’hymnes 

Hymne 25, Marie à la croix (trad. SC 128, p. 165s rev.)

« Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée »

      Brebis contemplant son agneau qu’on traînait à l’abattoir (Is 53,7), consumée de douleur, Marie suivait avec les autres femmes, en criant ainsi : « Où vas-tu, mon enfant ? Pourquoi achèves-tu ainsi ta course rapide (Ps 18,6) ? Y a t-il encore d’autres noces à Cana, est-ce là maintenant que tu vas si vite pour leur faire du vin avec de l’eau ? Puis-je t’accompagner, mon enfant, ou vaut-il mieux t’attendre ? Dis-moi un mot, Verbe, ne passe pas devant moi en silence…, toi qui es mon fils et mon Dieu… 

      « Tu marches vers une mort injuste et personne ne partage ta souffrance. Pierre ne t’accompagne pas, lui qui disait : « Jamais, je ne te renierai, même si je devais mourir » (Mt 26,35). Il t’a quitté ce Thomas qui s’exclamait : « Mourons tous avec lui » (Jn 11,16). Et les autres aussi, les intimes, ceux qui doivent juger les douze tribus (Mt 19,28), où sont-ils maintenant ? Il n’en reste plus un seul ; mais toi, tout seul, mon enfant, tu meurs pour tous. C’est ton salaire pour avoir sauvé tous les hommes et les avoir servi, mon fils et mon Dieu. » 

      Se retournant vers Marie, celui qui est sorti d’elle s’écria : « Pourquoi pleures-tu, mère ? … Moi, ne pas souffrir ? ne pas mourir ? Comment donc sauverais-je Adam ? Ne pas habiter le tombeau ? Comment ramènerais-je à la vie ceux qui demeurent au séjour des morts ? Pourquoi pleures-tu ? Crie plutôt : ‘C’est volontairement qu’il souffre, mon fils et mon Dieu.’ Vierge sage, ne te rends pas semblable aux insensées (Mt 25,1s) ; tu es dans la salle des noces, ne fais donc pas comme si tu te tenais dehors… Ne pleure donc plus, mais dis plutôt : ‘Prends pitié d’Adam, sois miséricordieux pour Ève, toi mon fils et mon Dieu.’ 

      « Rassure-toi, mère, la première tu me verras sortir du tombeau. Je viendrai te montrer de quels malheurs j’ai racheté Adam, quelles sueurs j’ai versées pour lui. À mes amis, j’en révélerai les marques que je montrerai dans mes mains. Alors tu verras Ève vivante comme autrefois, et tu crieras dans ta joie : ‘Il a sauvé mes parents, mon fils et mon Dieu !’»

© Evangelizo.org 2001-2015