La Promesse de Dieu est Vraie et indiscutable.

Dans un monde honnête, si quelqu’un fait une promesse et que cette promesse ne s’accomplit pas, alors celui qui a promis est tenu pour coupable de mensonge à la mesure de la déception et des possibles retombées négatives des actes qui ont été décidés sur la base de cette promesse erronnée.
Dans un monde chrétien par contre, celui qui promet est tenu pour saint et irréprochable en toute circonstance, tandis que c’est celui à qui on a promis qui serait tenu pour un criminel méprisable si jamais il osait, soit au départ mettre en doute la validité de cette promesse, soit à l’arrivée signaler la fausseté et la non-réalisation de la promesse qui lui a été adressée. La sainteté et l’irréprochabilité de la promesse se fonde sur le motif suivant. Celui qui promet, est le saint dépositaire et annonciateur des promesses de Dieu, lesquelles sont sûres et indubitables. Qui refuse de croire en sa promesse commet un crime d’incrédulité active contre Dieu. En toutes circonstances, celui qui a énoncé cette promesse est irréprochable, car sa réalisation ne relève pas de sa responsabilité: en effet, ce n’est pas lui qui a promis, mais Dieu. La réalisation de ces promesse est donc de la responsabilité de Dieu. 

Quant à la culpabilité de celui qui a été trompé et qui oserait s’en plaindre, elle est fondée sur de nombreux motifs comme :

1) Nous ne sommes devant Dieu que de misérable pécheurs et Dieu ne nous doit rien. 

2) Pour pouvoir accomplir Sa promesse, Dieu a besoin de l’adhésion de celui à qui la promesse a été adressée, suivant une foi inébranlable. Sinon, cette promesse est nulle et non avenue, et c’est celui à qui la promesse a été adressée qui par son incrédulité et son manque d’une foi inébranlable est coupable de l’avoir transgressée (référence dans les Epitres de Paul à retrouver…).

3) C’est la bonté de Dieu qui est en jeu. L’argile dit-elle au potier: « Que fais-tu ? »? Dieu sait mieux que nous ce dont nous avons besoin et répond à nos prières suivant Sa volonté. Qui prétend avoir quelque chose à reprocher à Dieu, en refusant la réponse ou l’absence de réponse de Dieu, commet une infamie contre Dieu et Sa volonté. Il montre en cela qu’il ne veut rien comprendre à la sainte et évidente insondabilité des voies du Seigneur qui sont sûrement en train de planer quelque part au-dessus de toutes nos voies. 

4) Dans le cas où le constat d’absence de réalisation de la promesse se rapporte à quelque situation tangible (sociale, matérielle ou toute autre question objective), la personne se rend coupable de s’attacher aux choses matérielles et de demander de Dieu un signe, oubliant que la véritable grâce de Dieu s’adresse au coeur et ne dépend pas des circonstances: ce n’est pas un Evangile de la prospérité qui nous a été adressé, mais un Evangile qui parle au coeur, là où le Seigneur a promis d’habiter avec nous.

5) Dans le cas contraire, où on viendrait à se plaindre d’une absence de grâce spirituelle sans considération tangible, on n’a alors non plus aucun argument tangible sur lequel on puisse baser sa plainte. C’est donc une plainte injustifiée, purement basée sur le caprice de celui qui se plaint. C’est purement une affaire psychologique, de pensée et de sentiment. Or, comme nous disions donc, il est notoire que la foi se choisit sous forme d’un acte de foi, et donc également aussi l’état des pensées et des convictions de chacun n’est autre qu’un fruit de son propre choix libre et souverain, dont rien ni quiconque, pas même Dieu dans son infinie patience, ne perturbera le cours. Donc, tout malheur en ce domaine, quel qu’il soit, est bien de la responsabilité entière de la personne concernée. Tout sentiment de rancoeur qui a pu se développer est une marque de péché et de rébellion contre Dieu, témoignant du fait que la personne a lâchement abandonné la voie du Seigneur et la grâce qui lui a été adressée.

6) Ayant été de passage et ne revoyant plus la personne qui avait promis, par le hasard du destin ou fuyant la folie de ceux qui nous ont ainsi trompés, il n’est guere possible de donner des nouvelles du suivi pour mettre au courant le prometteur de son erreur, lequel ne se souciera d’ailleurs guère d’un tel rebelle apostate, d’autant plus que les promesses n’étaient pas les siennes mais celles de Dieu donc elles ne le regardent pas. Aux autres chrétiens donc à qui on en parlera, les choses seront claires: cela ne les regarde pas non plus. La prière et la promesse telle qu’elles ont été organisées par le pasteur d’avant n’ont pas été faites correctement, il aurait évidemment fallu les faire de telle autre manière. Les chrétiens et pasteurs sont faillibles, on le sait bien. Ce n’est pas aux promesses des hommes qu’il faut se fier, mais à celles de Dieu. Qui se plaint de n’avoir pas vu l’exaucement d’une promesse faite par un homme au nom de Dieu, est par là coupable de s’être confié à l’homme et à ses promesses, alors qu’il aurait dû plutôt se confier en Dieu.

CQFD. Les promesses de Dieu sont décidément saintes, sûres, irréprochables, incontestées et incontestables. Et comme celles des politiciens, elles n’engagent que ceux qui les écoutent.