DES DOCUMENTS CONFIDENTIELS SUR L’IMPLICATION DE L’UNION EUROPÉENNE DANS LA TENTATIVE DE « CHANGEMENT DE RÉGIME » AU BURUNDI (votre réaction est attendue)

Implications de l’UE dans la tentative de « changement de régime » au Burundi (par Burundi Facts)Documents à l’appui: Implications de l’UE dans la tentative de « changement de régime » au Burundi

RÉVÉLATIONS TROUBLANTES:

Pacifique Nininahazwe

DES DOCUMENTS CONFIDENTIELS SUR L’IMPLICATION DE L’UNION EUROPÉENNE DANS LA TENTATIVE DE « CHANGEMENT DE RÉGIME » AU BURUNDI
BurundiFact a eu connaissance de deux documents confidentiels émanant de la représentation de l’Union Européenne à Bujumbura la capitale Burundaise. Ces deux documents, qui sont des contrats de subvention entre l’Union Européenne et l’ONG War Child Holland au Burundi, portent sur le financement de deux « Actions », selon le terme utilisé dans lesdits contrats (art 1.2), qui ont eu lieu en République du Burundi après le 2 décembre 2014 pour le contrat numéro EIDHR 214/353-854, et après le 30 octobre 2014 pour le contrat numéro EIDHR/2014/351-864.

TRAITS COMMUNS ENTRE CES DEUX CONTRATS

L’article 1.3 des deux contrats parlent des « conditions d’octrois de cette subvention » qui seraient consignées dans « des annexes » supposés « connus et acceptés » par War Child Holland Burundi. Quels sont ces annexes? Quelle est la nature de leur contenu?

En réalité, ces mystérieux annexes ne sont que des ordres de missions à exécuter par les bénéficiaires finaux, War Child Holland Burundi n’étant qu’un bénéficiaire intermédiaire. Pour ces deux contrats, l’Union Européenne via l’ONG War Child Holland Burundi, signe ce contrat de financement de l’évacuation des ressortissants Burundais hors territoire burundais, pour « services rendus », plus précisément pour leur collaboration et participation active dans le ternissement de l’image du Burundi en matière des droits de l’homme.
DESCRIPTION DES FAITSSur le contrat référencé EIDHR/2014/351-864, une organisation dénommée : Organisation qui œuvre pour la défense des Droits des Enfants et des Familles en Difficulté représenté par un certain Rénovât NININAHAZWE qui se présente comme Président de l’organisation, demande des fonds pour l’évacuation de deux élèves de l’École Technique Secondaire de Kamenge (ETS Kamenge). Il s’agit de NDEREYIMANA Marc et MANIREREKANA Ferdinand. Ces deux élèves sont connus comme étant membres de la Jeunesse Imbonerakure au sein de cet établissement. Ils sont présentés comme ayant contribué à la dénonciation des méfaits que le mouvement auquel ils appartenaient pratiquait dans l’établissement où ils évoluaient. Ces fonds, d’un montant de 10.000 euros, seront remis ces deux transfuges via l’ONG War Child Holland Burundi, signataire du contrat.

Les investigations faites par Burundi Facts ont prouvé que ces deux élèves non seulement étaient membres des Imbonerakure au sein de l’ETS Kamenge mais aussi ils étaient les responsables de ce mouvement de jeunesse au sein de cet école. Ce qui conduit naturellement à conclure qu’ils ont fait un rapport de dénonciation sur des pseudo exactions dont ils étaient présumés assurer eux-mêmes la planification, l’exécution et le suivi. En d’autres termes, Patrick Spirley avait besoin des témoins hors de tout doute, dans le rapport qu’il allait soumettre devant le Parlement Européen (Art 1.1) et qui a été le prétexte à l’Union Européenne a décréter des sanctions contre le Burundi.

En réalité qu’est-ce qui s’est passé. Les deux jeunes ont été infiltrés par le réseau de Pacifique NININAHAZWE, qui les connaissait comme responsables des Imbonerakure à l’ETS Kamenge. Il leur a miroité des visas en Europe, avec beaucoup d’euros. Les élèves ont succombé vite à la tentation des montants d’argent qu’il leur proposait en vue de mener des actions de déstabilisation au sein de l’établissement. Ces derniers vont accepter la mission et ainsi une grève sera enclenchée dans le réfectoire, grève qui sera le début d’une série d’incidents qui conduiront au limogeage du Directeur de l’école.

N’ayant pas réussi à étendre le mouvement dans d’autres établissements, ces deux élèves se sont retrouvés isolés. Des stratagèmes seront alors mises en place par leur commanditaire, ici Pacifique NININAHAZWE, pour réussir à leur éviter des sanctions qui les attendaient. Inutile de revenir sur les rocambolesques histoires de tentative d’empoisonnement et autres qui feront la une des journaux de la « bien-aimé » radio RPA. L’affaire se clôturera en catimini car comme nous le verrons, les deux comparses auront quitté le pays sans difficulté. C’est maintenant avec ces documents, qu’on sait que c’est avec la bénédiction d’une main étrangère: l’Union Européenne.

Le deuxième contrat a pour référence EIDHR 214/353-854. Le FOCODE demande le financement pour l’évacuation de Pacifique NININAHAZWE et sa famille du territoire national vers l’étranger, en Uganda plus précisément selon les termes de l’accord entre l’Union Européenne et l’ONG War Child Holland Burundi. Dans l’exposé des motifs Pacifique NININAHAZWE est décrit comme un militant des droits de l’homme, pacifiste dont la vie est menacée à cause de son opposition à la candidature de Pierre NKURUNZIZA.

Non seulement Monsieur NININAHAZWE n’a jamais été pacifiste, mais les organes de sécurité du Burundi ne l’ont jamais considéré comme une quelconque dedemenace. Son mouvement étant trop minoritaire au sein de la jeunesse Burundaise, ses actions n’ont jamais pu mettre en danger la paix publique. Trop remuant, notamment sur les médias, ses tapages prêtaient plutôt à sourire qu’à autre chose. Certes avec le verbe facile, il a su duper certains diplomates Occidentaux, notamment ceux de l’Union Européenne et surtout le Chef de sa délégation à Bujumbura, Monsieur Patrick Spirley, sur sa capacité à ébranler par un mouvement populaire le pouvoir du CNDD-FDD. Cependant tout observateur avisé savait que Pacifique NININAHAZWE et ceux qui étaient avec lui naviguaient à contre-courant d’une large opinion Burundaise.

La convention de subvention de l’évacuation de Monsieur Pacifique NININAHAZWE et sa famille du Burundi est signée par Monsieur Patrick SPIRLET représentant l’Union Européenne au Burundi et Francesca BOMBI chef de mission de War Child Holland Burundi.

QUELQUES OBSERVATIONS TROUBLANTES

Au-delà des manquements à la déontologie en matière de convention de financement, il sied ici de signaler par exemple le fait que Pacifique NININAHAZWE fait une demande de subvention pour une organisation alors que c’est lui-même en personne le bénéficiaire réel. Ou alors des sommes fantaisistes comme la location d’un véhicule pour deux jours à 600 Euros la journée.

La fameuse conférence de presse de Mai 2014 pendant laquelle les ténors de ce qui était la société civile d’alors ont menacé de mettre le pays à feu et à sang si jamais Nkurunziza était candidat à un autre mandat à la tête du pays, a été le point de départ d’une campagne de déstabilisation avec des actions dont la réalité sur terrain était impossible à cerner mais dont l’écho m diatique était plus que perceptible. Il s’agit ici des turbulences au sein de l’ETS Kamenge, qui faisaient les choux gras de Pacifique NININAHAZWE à la RPA, du fameux câble des Nations Unies sur la distribution des armes à Rumonge et dont le principal accusé se retrouvera parmi les responsables du putsch du 13 mai 2015 (Général Kiroho), des assassinats ciblés et des lancements de grenades dont les auteurs se retrouveront sous la protection des pays voisins. Tous ces événements auront pour principal prétexte la candidature de Pierre NKURUNZIZA. Il est curieux de constater que certains de ces « actions » ont été déclenchées plus de six mois avant que cette candidature ne soit annoncée. Il faut, pour mieux cerner le comportement de l’Union Européenne, noter les faits qui suivent :

L’union Européenne à travers sa représentation au Burundi et certaines ONGs sont impliquée dans la déstabilisation du Burundi bien avant la candidature de Pierre NKURUNZIZA ; les documents en notre possession le prouvent à suffisance.

Comme déjà mentionné ci-haut, les investigations de BurundiFacts ont prouvé que les personnes ayant bénéficié de l’assistance de l’Union Européenne via l’ONG War Child Holland Burundi n’étaient en aucun cas menacées par aucun service de sécurité Burundais. Il a été impossible de trouver des faits concrets qui peuvent attester de la réalité de ces menaces. La conclusion la plus logique a été que ces financements ont été plus pour faire taireles témoins éventuels en cas d’investigations sur les crimes commis durant cette période, éviter de les mettre dans une situation où ils n’auraient d’autres choix que de dénoncer leur commanditaire et du coup étaler au grand jour les manigances de l’Union Européenne et de certaines ONGs dans leur commandite des « actions » pour un changement de régime au Burundi: l’insurrection sanglante qui allait avoir lieu à partir du 26 avril 2015, coup d’état du 13 mai 2015, invasion en provenance du Rwanda à Kabarore, assassinat du Général Adolphe Nshimirimana et les attaques simultanées de trois camps militaires de Bujumbura en Dec 2015, etc.

Le dénominateur commun des bénéficiaires réels de l’assistance de l’Union Européenne via War Child Holland Burundi est d’avoir ‘’contribuer à salir l’image du Burundi en matière des Droits de l’Homme au sein de la Communauté Internationale’’. En effet pour les responsables de l’Union Européenne à Bujumbura il était impératif de trouver un motif visible et capable de frapper leur opinion et par là justifier les coups tordus auxquels ils se sont adonnés pour arriver à la chute du régime du CNDD-FDD.
La polémique qui fut au sein de la société civile entre la primauté des droits sociaux économiques et des libertés fondamentales auraient prêté à sourire dans un pays comme le Burundi. Cependant, Pacifique NININAHAZWE et ses amis continuaient à défendre mordicus que les Burundais avaient plus besoin de liberté que de pain. Cette posture n’avait d’autre objectif que de créer des situations de tensions dans le pays, dans le but de séduire et frapper l’opinion des contribuables occidentaux.

Il est clair que même dans l’hypothèse où Pierre NKURUNZIZA ne se serait pas présenté comme candidat à sa propre succession, cela n’aurait pas mis fin aux tentatives de déstabilisation du Burundi. Le fait que certaines actions aient été planifiées longtemps à l’avance suffit à étayer cette hypothèse.

L’ONG War Child Holland est un exemple de la capacité de nuisance de certaines organisations sous le couvert de l’action humanitaire. War Child Holland Burundi est allé en dehors de son cahier de charge en contribuant à l’évacuation des personnes dont l’action avait enfreint la loi du pays. Ce comportement mafieux, déjà dénoncé ailleurs, est un exemple de l’implication politique des ONGs internationales qui sont plus au service de leur bailleur que de celui des populations qu’ils sont censés aider.

Dans nos investigations poussées, il a été remarqué que le même procédé a été utilisé pour l’exfiltration de certains putschistes après l’échec de leur tentative. Compte tenu du temps relativement long que peuvent prendre certaines démarches au niveau administratif, il est clair qu’une telle opération a été préparée en amont.
BurundiFacts n’a eu aucune difficulté à conclure sans aucune marge d’erreur, de l’implication directe de certains fonctionnaires de l’Union Européenne dans le putsch manqué du 13 mai 2015. La précipitation qui a marqué la prise de sanctions contre le Burundi s’inscrit dans le cadre de la rage et de la vengeance contre une « action » longtemps préparée à l’avance à hauteur des millions d’euros, mais qui a tourné au vinaigre, au grand désarroi de l’Union Européenne.

L’Union Européenne a travaillé dans la logique d’un changement de pouvoir à Bujumbura, c’est ce qui continue à être le seul motif de son action sur le Burundi.