Egypte : la torture des détenus politiques, probable crime contre l’humanité

L’organisation de défense des droits de l’hommes Human Rights Watch a rendu public un rapport sur les arrestations arbitraires et la torture que subissent les opposants de tous bords.

C’est un rapport de 63 pages accablant. L’ONG Human Rights Watch accuse la police égyptienne de tortures, qui pourraient constituer un crime contre l’humanité. 19 anciens détenus, ainsi que leurs familles, ont été interrogés par Human Rights Watch. Ils témoignent des différents types de torture. «Les agents de la sécurité nationale appellent ça la fête. Il y a plusieurs étapes : chocs électriques répétés, coups de poing, coups de barre de fer, viols… Ensuite vient l’étape de la « fête du grill » où le détenu est attaché à une barre comme un poulet à rôtir», précise le porte-parole de HRW, Ahmed Benchemsi. Lorsque les policiers soulèvent la barre, cela provoque de violentes douleurs. «J’avais l’impression que mes épaules s’arrachaient», témoigne l’une des victimes dans la vidéo qui illustre le rapport publié mercredi. «Il est légitime de se demander si ces officiers n’y prennent pas de plaisir», poursuit Ahmed Benchemsi.

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