Ouagadougou : des mineures vendues comme de petits pains

Dans ses balades sous une pluie battante vers le palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre-Guingané, Kantigui est tombé, le dimanche dernier, sur un convoi transportant des mineures âgées d’environ 13 à  17 ans. Le véhicule venait juste de stationner à proximité de l’Ecole internationale de danse Irène- Tassembedo. Ahuri  de voir plusieurs enfants descendre de l’autobus et des personnes, en majorité des femmes, qui les attendaient, Kantigui s’est approché pour mieux comprendre ce qui se passait. C’est là qu’il a été informé que les enfants arrivent ainsi tous les jeudis et dimanches de Dissin pour servir comme filles de ménage dans des domiciles à Ouagadougou. Et, les femmes qui les attendaient sont d’éventuels patrons venus « marchander » leur service auprès d’une personne bien connue dans le placement des filles de ménage à Ouagadougou.

A Kantigui, il a été demandé, s’il était intéressé par une des filles,  de débourser d’abord la somme de 10 000 F CFA, plus la photocopie de sa pièce d’identité. Ensuite, chaque fin du mois, il doit passer verser le salaire de la fille de ménage au siège de l’association à laquelle, le « placeur » est affilié, avec une retenue de 20% pour la structure. Kantigui est indigné par cette façon de livrer les filles au premier venu sans connaître ses origines et ses motivations réelles. Kantigui appelle alors les autorités à ouvrir l’œil sur cette nouvelle pratique qui, selon ses informateurs, se développe à proximité du palais de la culture et à la gare de l’Est. Car, elle peut être une source de prostitution juvénile et de toutes autres formes d’atteintes aux droits des enfants.

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