Croire en Dieu fait-il vivre plus longtemps ?

Des études montrent que les croyants jouissent d’une meilleure santé globale. Des résultats à prendre toutefois avec des pincettes.

Explications.

Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études semblent établir une corrélation entre degré de religiosité et amélioration globale de la santé. Une méta-analyse menée entre 1977et 1999 par l’université de Duke (Etats-Unis) et portant sur 126 000 personnes suggère que les croyants vivent en moyenne 29 % plus longtemps que les non-croyants.

Associée à des valeurs positives (fraternité, pardon…) et porteuse de réponses apaisantes aux questions existentielles, la foi se traduirait par une baisse du stress, protégeant de ce fait biologiquement contre les effets délétères de l’hormone qui le sous-tend (le cortisol), notamment.

Qui plus est, une méta-analyse portant sur 850 études conclut à une prévalence de la dépression et de l’anxiété moindre chez les croyants, avec une incidence du suicide inférieure.

La limite de ces études : elles sont déclaratives

La condamnation de cet acte par la plupart des Eglises aurait-elle une influence positive ? Pas sûr.

En France, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé a en effet observé que les personnes ayant fait une tentative de suicide étaient 1,5 fois moins nombreuses chez les pratiquants occasionnels ou réguliers que chez les athées.

Mais attention : l’étude se base sur des déclarations. Les personnes croyantes ont pu être tentées, par honte, de ne pas déclarer avoir connu de tels épisodes.

La croyance peut également pousser à des comportements néfastes pour la santé

Car la religion peut aussi générer des sentiments de culpabilité voire inciter à refuser des traitements médicaux.

Une étude de l’université de la Caroline de l’Est menée sur 682 Américaines a ainsi révélé que certaines négligeaient de faire analyser des grosseurs mammaires, comptant avant tout sur leur foi pour les faire disparaître.

Par ailleurs, les études portant sur la religion pourraient souffrir d’un biais : leurs auteurs n’indiquent pas leur confession. Des chercheurs croyants peuvent-ils garantir une attitude neutre dans une analyse sur les bienfaits de la croyance ?

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