Le Frodebu exige la démission des membres de la Ceni

Les appels à voter «oui» au référendum constitutionnel lancés par les membres du gouvernement est une «campagne précoce». Ce sont là les propos de Prosper Ntahorwamiye, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante.

Léonce Ngendakumana : «Ils ne sont plus à mesure de mener le processus référendaire»

«La campagne pour ou contre le référendum interviendra 14 jours avant le scrutin fixé au mois de mai», a-t-il indiqué lundi 8 janvier.

Néanmoins, M. Ntahorwamiye affirme que sa commission n’y peut rien : «La Ceni n’est pas compétente pour contrôler l’action du gouvernement».

Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Sahwanya Frodebu, n’en revient pas. Ces dires font preuve d’une commission dépendant de l’Exécutif. Il se dit heureux que son porte-parole « ait pris le courage de le reconnaître».

Cet ancien président de l’Assemblée nationale indique que la Ceni vient de se disqualifier. Car, explique-t-il, à défaut d’exiger l’arrêt de cette campagne du ‘‘oui’’, ses membres devraient au moins démissionner : «Ils ne sont plus à mesure de mener le processus référendaire.» Et de soutenir que celui-ci ne sera qu’une «mascarade».

Pour Abdoul Kassim, président du parti UPD-Zigamibanga, cet appel du gouvernement n’aura pas d’impact sur le choix de la population. «Ce n’est pas une campagne proprement dite». Il la qualifie d’amusement pur et simple.

D’après lui, le gouvernement fait l’éloge du projet de la Constitution qui en émane. «Jusque-là, c’est normal».

Térence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l’intérieur, affirme qu’il serait contradictoire que le gouvernement initie la révision de la Constitution et qu’il n’appelle pas à voter pour cette dernière.

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