Crise en RDC : Sassou « prodigue des conseils » aux évêques catholiques

Une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) de la RDC conduite par Monseigneur Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani a été reçue mardi par le Chef de l’Etat congolais Denis Sassou-Nguesso, rapportent « Les Dépêches de Brazzaville », un quotidien paraissant à Brazzaville.

Une visite qui intervient alors que l‘Église catholique est ostensiblement en froid avec le régime de Joseph Kabila, ainsi qu’en témoigne la répression brutale des manifestations de laïcs catholiques ayant débouché le 31 décembre 2017 sur des morts et des arrestations, malgré les démentis des autorités kinoises dont le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.

C’est donc, à en croire Les Dépêches de Brazzaville, pour « prendre des conseils auprès de Sassou-Nguesso », en tant que président en exercice de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL). « Nous avons pensé rencontrer le président Denis Sassou N’Guesso qui est également le président en exercice de la Cirgl, parce qu’il est chargé du suivi du mécanisme paix et sécurité en RDC et dans la Région des Grands Lacs, en vue de partager avec lui nos convictions qui se résument à ce qu’il est indispensable de mettre en application l’accord du 31 décembre 2016 qui prévoit l’organisation des élections générales libres et transparentes pour arrêter la crise en RDC », a dit l’abbé Donatien Nsholé Babula, secrétaire général de la CENCO après l’entretien entre Sassou-Nguesso et Monseigneur Marcel Utembi Tapa.

Et les hôtes du président congolais semblent avoir obtenu gain de cause. D’après le quotidien congolais, Sassou aurait promis de faire « tout ce qui est de son pouvoir pour que les élections aient lieu en décembre 2018 ».

Sauf qu‘à Kinshasa, l’opposition bien que fragilisée par des divisions internes et une bonne partie de la société civile réclament à cor et à cri le départ du président de la RDC aux fins d’une transition sans Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat s‘était déjà achevé en novembre 2016 conformément à la Constitution.

Publicités